Être femme à l’ère numérique, c’est danser entre ombres et éclats, trouver une voix dans l’image et transformer la fragilité en puissance.
Être femme à l’ère des réseaux sociaux, c’est naviguer entre éclats de lumière et ombres mouvantes. Dans ce vaste théâtre numérique, elle se fait à la fois muse et guerrière, tissant sa présence comme une étoffe fragile et puissante. Chaque photo partagée devient un miroir éclaté, reflétant mille attentes : beauté parfaite, réussite éclatante, douceur inspirante, mais aussi opiniâtreté sans faille.
Elle dépose ses mots comme des perles dans l’océan des regards. Tantôt célébrée, tantôt jugée, elle apprend à danser entre admiration et critique. Le « like » devient caresse éphémère, le commentaire parfois blessure profonde. Pourtant, de ce flux incessant naît une nouvelle force : celle de transformer la visibilité en voix, l’image en message, la fragilité en puissance créatrice.
Être femme aujourd’hui, c’est savoir conjuguer son intimité avec la foule invisible. C’est écrire sa propre légende dans l’encre des pixels, tout en veillant à ne pas s’y dissoudre. Elle y puise la sororité, ces liens tissés au-delà des frontières, ces solidarités discrètes qui naissent d’un partage, d’un mot réconfortant, d’un combat commun.
Dans cet univers virtuel, elle reste vivante, insoumise, éclatante. Car derrière l’écran, il y a toujours une âme, une histoire, un cœur qui bat. Être femme à l’ère des réseaux sociaux, c’est refuser de n’être qu’une silhouette projetée : c’est oser, avec poésie et courage, se redire au monde, chaque jour, comme un poème en mouvement.
Suzanne Assalé




































