À quelques jours de la marche pacifique prévue le 9 août à Yopougon, le Front Commun formé par le PPA-CI et le PDCI-RDA vient d’alerter plusieurs organisations nationales et internationales de défense des droits humains.
Dans une série de courriers officiels adressés notamment à la Commission nationale des droits de l’homme de Côte d’Ivoire (CNDH-CI), à l’ONU, à l’Union africaine, à l’Union européenne, ainsi qu’à Amnesty International et Human Rights Watch, la coalition d’opposition dénonce une “répression généralisée et systématique” contre ses militants et responsables.
Arrestations arbitraires, détentions sans droit de visite, mauvais traitements et ciblage politique : le Front Commun affirme que les droits fondamentaux de ses membres sont gravement menacés. La coalition évoque des actes “intimidants” visant à décourager toute mobilisation pacifique.
En sollicitant l’observation internationale, les leaders du PPA-CI et du PDCI-RDA entendent prévenir tout dérapage sécuritaire, dans un contexte préélectoral déjà tendu. Selon eux, cette marche n’est pas seulement une expression citoyenne, mais un “test décisif pour la liberté d’expression et le droit de manifester en Côte d’Ivoire”, à moins de trois mois de la présidentielle d’octobre 2025.
Le choix de Yopougon comme point de rassemblement, après le refus d’Abidjan-Plateau, renforce selon eux l’idée d’une restriction de l’espace public. Le Front Commun appelle donc les institutions internationales à une vigilance accrue et à une présence sur le terrain le jour de la manifestation.
Une démonstration de force pacifique… mais placée sous haute surveillance.
Gahé Koul

































