Le 19 décembre 2024, Gala Kolebi, activiste et membre de la Commission Communication du Parti des Peuples Africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), a été enlevé à son domicile de Bingerville par des hommes encagoulés. Cet acte, vivement dénoncé par le professeur Sébastien Dano Djédjé, Président Exécutif du PPA-CI, lors d’une conférence de presse, a ravivé les débats sur la gouvernance du parti au pouvoir, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP).
Un contexte préélectoral tendu
La Côte d’Ivoire est à l’aube d’une élection présidentielle décisive prévue en 2025. Dans ce climat chargé, les arrestations, intimidations et actions antidémocratiques inquiètent. Pour Dano Djédjé, ces méthodes illustrent une dérive autoritaire et une fébrilité croissante du RHDP, qui chercherait à museler les voix discordantes. Le recours à des enlèvements, comme celui de Gala Kolebi, ne reflète pas seulement un mépris des libertés individuelles, mais traduit aussi une peur palpable des défis politiques à venir.
La fragilité démocratique en question
Cet épisode pose des questions cruciales : comment un régime peut-il prétendre à la stabilité tout en procédant à des actes qui sapent la démocratie ? Si le paradoxe réside dans une rhétorique de paix affichée par le RHDP, l’enlèvement de figures critiques illustre des pratiques qui rappellent les heures sombres des régimes répressifs.
Quels enjeux pour 2025 ?
À l’approche de la présidentielle, ces convulsions politiques pourraient exacerber les tensions sociales et menacer la cohésion nationale. Un engagement des partis d’opposition s’avère essentiel pour garantir un processus électoral transparent et apaiser les inquiétudes.
En Côte d’Ivoire, l’affaire Gala Kolebi rappelle que la démocratie, si souvent invoquée, demeure fragile face à des enlèvements comme celui Bingerville.
Germain Séhoué
































