La nuit, quand la plupart dorment, certains veillent, les mains fermes sur le volant. Ce sont les chauffeurs de nuit, ces héros silencieux qui sillonnent les routes obscures à bord de cars de transport ou de camions de marchandises. Leur tâche est bien plus complexe qu’on ne l’imagine : visibilité réduite, fatigue, solitude, routes sinueuses ou mal entretenues. Pourtant, ils avancent, guidés par l’expérience, l’instinct et un sang-froid admirable.
Conduire la nuit demande une vigilance accrue. Les réflexes doivent être aiguisés, les sens en alerte permanente. Le moindre imprévu peut virer au drame. Et pourtant, ces chauffeurs accomplissent leur mission chaque nuit, souvent sans incident, pendant des années. Ce sont de véritables professeurs de la route, des modèles de sang-froid et d’endurance.
Contrairement aux idées reçues, les accidents ne surviennent pas uniquement la nuit. Nombre d’accidents graves se produisent en plein jour. Il serait donc injuste de faire porter à l’obscurité la responsabilité exclusive des dangers routiers. Ce sont plutôt les conditions de conduite, la vigilance et l’état des routes qui influencent les risques.
Ceux qui ont déjà conduit la nuit, même en ville, savent combien c’est exigeant. Alors imaginez les longues heures passées en pleine brousse, sur des axes non éclairés, sans signalisation claire. Il faut du courage et une grande maîtrise de soi pour assurer la sécurité des passagers ou des marchandises dans ces conditions.
Ces conducteurs méritent notre considération. Leur travail n’est pas qu’un gagne-pain : c’est un engagement quotidien envers des milliers de voyageurs et l’économie du pays. Respect à eux.
Eugénie Dallo

































