La déclaration de candidature de la liste « Ensemble pour une Union forte et solidaire » à la présidence de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) tranche volontairement avec les habitudes tapageuses des périodes électorales. Déposée le jeudi 15 janvier, cette candidature se veut sobre, réfléchie et profondément ancrée dans la réalité actuelle de la corporation.
Ce choix de retenue n’est pas fortuit. Il intervient dans un contexte marqué par le décès du journaliste Joseph Ahotoungbé, chef de cabinet adjoint du président de l’UNJCI, figure engagée et respectée du milieu. En exprimant leurs condoléances à la famille éplorée et à l’ensemble des confrères, les membres de la liste rappellent que le journalisme n’est pas qu’une profession, mais aussi une communauté humaine soudée par des épreuves communes.
Au-delà de l’émotion, la déclaration pose un diagnostic lucide sur l’état de l’UNJCI. Institution centrale et historiquement respectée, l’Union fait aujourd’hui face à des défis structurels majeurs : adaptation aux mutations rapides du métier, modernisation de sa gouvernance, amélioration de ses outils de gestion et renforcement de sa capacité à défendre efficacement les intérêts des journalistes.
Portée par Franck Ettien, candidat à la présidence, la liste revendique une démarche axée sur l’engagement plutôt que sur la démonstration. Il s’agit, selon ses promoteurs, de remettre l’UNJCI au cœur des préoccupations quotidiennes des journalistes, en la consolidant comme un espace de transparence, d’innovation et de solidarité active.
Cette candidature se présente ainsi comme une proposition de refondation mesurée, fondée sur la rigueur, l’humilité et le sens du devoir. Un appel à l’unité et à la responsabilité collective, à un moment où la profession, fragilisée par les mutations économiques et technologiques, a plus que jamais besoin d’une maison commune forte et crédible.
G. K.





































