Le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba. On se rappelle, en janvier 2022, il était arrivé au pouvoir au Burkina Faso par un coup d’État, balayant le régime de Roch Marc Christian Kaboré. Mais le 30 septembre 2022, lui-même est renversé par le capitaine Ibrahim Traoré qui mène depuis, une révolution anti-impérialiste que le peuple semble aimer. Damiba qui vivait en exil au Togo depuis plus de trois ans, vient d’être remis aux autorités burkinabés.
Il est parti sans bruit,
une nuit où la Révolution se dressait, parce que le système vacillait,
laissant derrière lui, un fauteuil déserté
et des promesses que le peuple n’attendait plus.
Il est parti quand les peuples, longtemps courbés,
commençaient à relever la tête.
Il est parti avec les réflexes d’hier,
pensant que l’exil restait une immunité,
que l’Afrique continuerait à oublier ses propres colères.
L’exil fut son refuge,
Lomé comme une parenthèse,
un rivage hospitalier où l’on respire encore
avant que l’Histoire ne vous rappelle.
Car on ne fuit jamais longtemps
un peuple qui s’est levé.
Surtout que le Sahel n’oublie plus.
Le Sahel s’est réveillé, le Burkina plus encore.
Lomé n’était qu’un sas,
une illusion de protection héritée
d’un ordre mondial fatigué,
où l’on pillait les terres au nom du partenariat,
où l’on dictait les choix au nom de la stabilité,
où la France et ses alliés parlaient démocratie
tout en tenant les coffres et les armes.
Puis la Révolution a parlé.
Sans diplomatie.
Sans autorisation.
Le 16 janvier 2026, Damiba est interpellé et présenté à la chambre d’instruction de la Cour d’appel de Lomé, qui a rendu un avis favorable à l’extradition à l’issue d’une audience publique.
Le gouvernement togolais répond ainsi à une demande d’extradition formelle émanant des autorités judiciaires burkinabè, demande reçue le 12 janvier 2026, contre Paul-Henri Sandaogo Damiba, poursuivi notamment pour « détournement de deniers publics, enrichissement illicite, corruption, incitation à la commission de délits et crimes, recel aggravé et blanchiment de capitaux. »
C’est le temps du rappel : Extradition inscrite strictement dans le cadre juridique (procédures d’extradition conformément à la loi togolaise).
Le temps où les frontières cessent d’être des abris,
où la justice cesse d’être neutre,
parce qu’un peuple en marche
n’a pas besoin d’arbitres tièdes.
Le 17 janvier 2026,
le nom de Paul-Henri Sandaogo Damiba revint dans l’air du Sahel, dans l’espace de Ouagadougou, non plus comme celui d’un chef,
mais comme celui d’un homme convoqué.
Convoqué par la Révolution, la Révolution burkinabé,
par la mémoire collective,
par cette volonté longtemps piétinée
de reprendre son destin en main.
Ce matin du 17 janvier 2026,
cet homme fut remis à son pays, le pays des hommes intègres, le Burkina Faso,
non par vengeance,
mais par nécessité historique.
Car une Révolution qui tolère ses saboteurs
cesse d’en être une.
L’avion qui atterrit à Ouagadougou
ne ramenait pas seulement un homme, Damiba.
Il ramenait devant le peuple
tous les compromis honteux,
toutes les fidélités ambiguës,
tous les liens invisibles avec les puissances
qui prospèrent sur la faiblesse africaine.
Il ramenait donc une époque.
Celle des compromis avec l’ordre ancien,
des transitions hésitantes,
des soldats encore liés aux anciennes chaînes.
À Ouagadougou, la terre ne célèbre pas le retour,
elle exige des comptes.
Ici, la justice ne se cache plus derrière le formalisme,
elle n’est plus décorative, elle avance au rythme du peuple,
parce qu’elle aussi a choisi son camp.
Elle a cessé d’être l’alibi des dominations étrangères.
Elle est devenue un outil de rupture,
un bras de la Révolution, parce que la loi aussi doit être libérée
de l’ordre impérial pour que la Révolution ne soit pas un simple slogan,
mais une exigence.
Le Sahel regarde, il observe et comprend.
Les autorités de la Transition apprennent, avancent, s’alignent, portées par une certitude simple :on ne libère pas un peuple avec des règles écrites contre lui.
Ceux qui parlent de « dérive »,
de « droits instrumentalisés »,
parlent surtout depuis des capitales
qui ont trop longtemps profité du chaos africain.
Ils défendent leurs intérêts,
pas nos morts,
pas nos villages incendiés,
pas nos générations sacrifiées.
L’exil n’est donc plus une échappatoire,
mais une illusion héritée d’un autre temps.
Car ce qui se joue ici dépasse un homme.
C’est le refus d’un pillage ancien, où des experts en sécurité venus apporter la paix, se retrouvent dans nos sous-sol, en train de creuser non la paix, mais or, diamants et autres,
oui, c’est le refus d’une domination maquillée en coopération,
d’intérêts occidentaux déguisés en bienveillance.
Les peuples ont compris que personne ne peut vouloir leur bonheur à leur place.
La Révolution ne demande pas la permission.
Elle répond à une urgence vitale.
Reprendre la terre.
Reprendre la sécurité.
Reprendre la parole.
Ainsi Damiba revient,
non comme un martyr, une victime,
mais comme un test, un symbole.
Un test de cohérence révolutionnaire, un symbole d’un temps révolu
où l’on croyait pouvoir trahir le peuple
et dormir tranquille ailleurs.
Un rappel que la Révolution ne négocie pas avec ceux
qui tentent de l’arrêter.
Car désormais, au Sahel,
quiconque œuvre contre la Révolution
ne s’oppose pas à un régime,
il s’oppose au peuple.
Et le peuple, enfin debout,
ne reculera plus.
L’Histoire est en marche.
Et cette fois,
elle avance sans la France.
GS
































