La tête humaine, ce petit rond au sommet du corps, attire un défilé de spécialistes ! Chaque centimètre carré semble nécessiter un expert. Plongée dans cette drôle de colocation médicale où 21 experts sont à pied d’œuvre…
Pourquoi la tête humaine attire tant de spécialistes ? C’est parce que cette petite boule posée sur le cou, est un véritable quartier général. Un immeuble à plusieurs étages, et chaque étage a ses locataires… et ses réparateurs spécialisés !
L’ORL, c’est un peu le plombier du coin. Il s’occupe des tuyaux : nez bouché, oreilles qui sifflent, gorge qui gratte. Il répare les fuites et les bouchons.
L’ophtalmo, c’est le régleur de jumelles : dès que la vue flanche, il dégaine ses lentilles et ses lasers.
Le dentiste, lui, est le maçon du sourire. Il rebouche les trous, aligne les briques et parfois casse tout pour reconstruire.
Le stomato et le chirurgien maxillo-facial, ce sont les architectes du bas du visage. Si la mâchoire dérape, ils sortent les outils.
Le dermato, c’est le gardien de la façade : boutons, rougeurs, pellicules… Il repeint et lisse la surface.
Le trichologue, lui, c’est le jardinier capillaire. Il pleure avec vous quand la pelouse tombe ou devient clairsemée.
Le neurologue, c’est le technicien du central téléphonique. Si les câbles se croisent, il essaie de remettre de l’ordre dans les signaux.
Le psychiatre, c’est le psy du quartier. Il écoute les locataires quand ça crie trop fort dans les couloirs du cerveau.
Le chirurgien esthétique, lui, c’est le designer d’intérieur… et d’extérieur : il lisse, gonfle, tend, recolle.
L’audioprothésiste, c’est le réparateur de haut-parleurs. Si le son ne passe plus, il ajuste le volume.
L’orthophoniste, c’est le coach vocal : pour ceux qui bégayent ou chantent faux même en parlant.
Et bien sûr, l’allergologue, ce pauvre gardien d’immeuble, toujours appelé quand le nez coule, les yeux grattent et que le système d’alarme (le système immunitaire) s’emballe pour rien.
Sur cette petite tête, c’est donc la fête des spécialistes ! Et encore, on ne parle pas du coiffeur, du bonnet et des pensées folles qu’aucun médecin ne peut diagnostiquer…
Suzanne Assalé





































