Le mardi 6 janvier 2026, une délégation du Syndicat national des fournisseurs de l’État de Côte d’Ivoire (SYNAFECI) a été reçue par le ministère des Finances et du Budget, représenté par des responsables et agents du Trésor public. Cette rencontre, prévue dans le cadre du processus de concertation engagé entre le gouvernement ivoirien et les fournisseurs de l’État, s’est tenue de 10 heures à midi et a été marquée par de vifs échanges.
La délégation du SYNAFECI, conduite par son président, Faustin Gré, avait soumis plusieurs préoccupations majeures. Parmi elles figurait la question sensible des prétendus paiements de créances de fournisseurs pour un montant global de plus de 39 milliards de FCFA, incluant notamment les subventions dues aux écoles confessionnelles méthodistes et catholiques sur la période 2009–2012. Le syndicat a également évoqué d’autres dettes importantes liées à la liquidation de structures publiques, à des programmes présidentiels, à des collectivités locales, ainsi qu’à des situations sociales jugées préoccupantes.
À la demande du représentant du ministre, un rapport interne du Trésor public, daté du 12 juillet 2025, a été présenté. Son contenu a été vivement contesté par le SYNAFECI, qui estime que plusieurs créances reconnues n’y figurent pas ou que leur destination demeure inconnue des ayants droit. Les discussions sur le reversement d’une partie de la Taxe spéciale d’équipement (TSE) et sur l’utilisation d’infrastructures financées par le secteur privé n’ont, quant à elles, pas trouvé de réponses, ces questions étant jugées hors du champ de compétence des représentants présents.
Malgré un climat parfois tendu, les échanges se sont déroulés dans une atmosphère qualifiée de fraternelle par les participants. La rencontre a toutefois été déclarée inachevée. Une nouvelle séance est prévue le 10 février 2026, avec la participation annoncée d’autres structures concernées. En attendant, le SYNAFECI prévoit l’organisation d’une conférence de presse le 12 février 2026 pour porter ses revendications sur la place publique.
Gahé Koul
































