La presse ivoirienne dessine ce matin un paysage contrasté, traversé par la montée des tensions politiques, les enjeux des législatives de 2025 et les signaux économiques diffusés par le gouvernement. Entre récits opposés et messages subliminaux, chaque rédaction délivre sa lecture du moment national.
Politique : sécurité, tensions et stratégies
L’actualité politique est dominée par deux axes majeurs : la crise en Guinée-Bissau et la convocation judiciaire du porte-parole du PDCI. Selon L’Intelligent d’Abidjan, l’instabilité bissau-guinéenne doit être combattue « comme tout coup d’État », qu’il s’agisse ou non d’une mise en scène. Le journal adopte une posture très institutionnelle : fermeté, vigilance, refus de relativiser les mutineries.
Législatives 2025 : recompositions et tensions
L’approche du scrutin anime fortement les Unes. Le Bélier met en avant un possible basculement électoral : « Le retrait des indépendants pro-PDCI pourrait renverser l’équilibre ». Le journal insiste sur un parti ressoudé, « déterminé », cherchant à réaffirmer son influence après ses crises internes.
Économie : annonces gouvernementales et fractures sociales
L’Intelligent d’Abidjan et Le Mandat relaient les annonces d’Amedé Kouakou sur la fin du calvaire routier pour Bingerville et l’avancement du corridor Lagos–Bassam. Le ton est résolument optimiste, orienté vers les résultats.
Société & Justice : affaires sensibles et polémiques
Notre Voie revient également sur les dossiers judiciaires en suspens : Lida Kouassi, Koné Boubacar, colonel Kéké. Le journal estime que « la justice cherche toujours les preuves », sous-entendant une mécanique judiciaire hésitante, voire intéressée.
Lecture globale de la presse du jour
Ce jeudi, la presse ivoirienne montre deux réalités parallèles : Presse proche de l’opposition – Arrestations, pressions judiciaires, dérives institutionnelles. – Volonté de présenter l’opposition comme victime mais combative. – Valorisation de la figure de Gbagbo comme repère moral. Presse proche du pouvoir – Stabilité, diplomatie active, discipline interne, grands chantiers. – Silence sur les affaires judiciaires sensibles. – Narration d’un État en maîtrise.
Gahé Koul





































