Le Pacte social, proposé par Laurent Gbagbo, président du PPA-CI, exprime une vision politique axée sur l’humain et la justice sociale. Ce projet découle d’un double constat : la dégradation des acquis démocratiques en Côte d’Ivoire et une gouvernance actuelle jugée élitiste, qui privilégie un clan au détriment de la majorité de la population.
Ce pacte ne se définit ni comme un catalogue de récriminations ni comme un programme électoral chiffré. Il s’agit plutôt d’un engagement moral et d’une vision humaniste. Son objectif principal est de replacer le bien-être de chaque citoyen au cœur de l’action politique, sans distinction de genre ou de classe sociale, en mettant un accent particulier sur le soutien aux plus démunis. Sur le plan civique, il s’adresse de manière inclusive à toute personne possédant légalement la nationalité ivoirienne, indépendamment de toute autre considération.
La particularité de ce pacte réside dans sa démarche participative. Pour que les Ivoiriens s’approprient ce projet, le PPA-CI prévoit de déployer une large campagne de consultations nationales. À travers des tournées régionales et des échanges avec la diaspora, la parole sera directement donnée aux populations (jeunes, femmes, planteurs, entrepreneurs). L’objectif est de recueillir activement leurs besoins et propositions afin de les consigner dans un « Livre blanc ». Ce document servira de base pour formuler des réponses concrètes et adaptées aux réalités quotidiennes des citoyens.
En somme, ce Pacte social se veut un outil de réconciliation et de solidarité nationale. À travers cette initiative, Laurent Gbagbo n’entend pas bâtir son propre avenir politique, mais propose d’accompagner le peuple ivoirien dans la co-construction de l’avenir de la nation.
Germain Sehoué

































