Sept mois après l’échéance présidentielle de 2025, le discours de Barcelone se fait particulièrement retentissant. La question politique se focalise sur ce que le PPA-CI qualifie d' »acharnement judiciaire » contre son leader, Laurent Gbagbo. En portant cette affaire devant une tribune de l’internationale socialiste, le président exécutif du PPACI, Sébastien Dano Djédjé, cherche à briser le huis clos ivoirien.
Voici le paradoxe soulevé par l’orateur : comment un homme acquitté par la Cour Pénale Internationale (CPI) peut-il rester privé de ses droits civiques et politiques dans son propre pays pour une affaire de « braquage de la BCEAO » que ses partisans jugent fantaisiste ? L’enjeu dépasse la simple figure de Gbagbo pour toucher à la légitimité même du processus électoral. Dano Djédjé remet en cause la neutralité du Conseil Constitutionnel et de la Commission Électorale Indépendante (CEI), les accusant d’être des instruments de conservation du pouvoir.
Cet angle met en lumière la tension qui pèse sur la stabilité nationale. Pour l’opposition, l’exclusion du candidat naturel du PPA-CI est une « bombe à retardement ». En plaidant pour une élection inclusive, le discours tente de mobiliser l’opinion internationale afin de faire pression sur le pouvoir d’Abidjan pour les enjeux futurs. Sur cette question, le président exécutif du PPACI conclut que la réconciliation nationale, tant vantée par le régime, est une illusion tant que les principaux acteurs politiques ne sont pas autorisés à concourir sur une base d’égalité et de transparence.
Eugénie Dallo
































