La commercialisation du cacao est devenue une équation difficile à résoudre dans le département d’Alépé ( Région de La Mé). En effet, depuis la fixation du prix du kg de cacao à 2800f par le gouvernement, les producteurs font face à des acheteurs qui, en lieu et place de l’argent, reçoivent plutôt des reçus une fois la vente de leurs produits agricoles effectuée. Face à cette situation jugée déplorable, le délégué national de l’Organisation nationale des agriculteurs de Côte d’Ivoire (Onaci), Faustin Mambo est monté au créneau.
Le dimanche 11 janvier 2026 au siège de cette organisation sis à Montezo à environ 8 km d’Alépé, il a dénoncé cette pratique des acheteurs. « Nous avons longtemps souhaité l’augmentation du prix de cacao. Le gouvernement a entendu notre cri de cœur et a fixé le prix du kg à 2800f. Malheureusement, sur le terrain, les acheteurs, après avoir pesé nos produits nous délivrent des reçus. Depuis le mois d’octobre, certains continuent d’attendre leur argent. C’est vraiment difficile pour nous », déplore-t-il. « Pour éviter ce genre de situations qui pénalisent de nombreux producteurs, nous voulons aller à la transformation. Nous souhaitons être doté de moyens pour y aller. La conservation est également notre priorité et nous y travaillons à travers la recherche de partenaires », avance-t-il.
Il souhaite par ailleurs que les 50% du broyage de cacao leur soient concédés. « À la fixation du nouveau prix, le président de la république Alassane Ouattara a dit que le cacao ivoirien allait être broyé à 100%. Nous sommes actuellement à près de 50% de broyage. Je souhaite que les 50% qui restent nous soient concédés », dit-il.
Kouadio N’guessan
































