La tension est très vive depuis un moment dans le village d’Andoum’batto, dans la sous-préfecture d’Oghlwapo, dans le département d’Alépé. À l’origine de cette grave crise, la succession à la tête de la chefferie de ce village. En effet, la génération Djigbo qui vient d’accéder au pouvoir après le règne des Gnondo peine à trouver un consensus dans la désignation du nouveau chef.
Face donc à cette situation qui risque de troubler l’ordre public, le préfet intérimaire d’Alépé, Tra Bi Désiré a rencontré le mardi 17 mars mars 2026 au foyer des jeunes d’Alépé, les parties en conflits. En présence des sous-préfets d’Alépé et de Danguira assurant l’intérim d’Oghlwapo et de quelques sachants du peuple Gwa. Tra Bi Désiré a rappelé d’entrée que ce n’est pas l’administration qui choisit un chef. Ce choix doit être opéré selon les us et coutumes. Après la première étape coutumière, l’administration, par le biais du sous-préfet, organise une consultation populaire pour prendre l’avis des différentes couches.
« Ne mettez pas en danger la vie de nos enfants pour vos intérêts personnels. Enterrez la hache de guerre. J’invite tous ceux qui nourrissent des velléités à faire la paix. Sachez surtout qu’en matière de chefferie, la solution ne viendra pas d’ailleurs », a expliqué l’autorité administrative. Qui, en attendant la paix définitive a pris deux mesures conservatoires: la reconnaissance de tous de l’autorité du chef de la génération Djigbo et l’encaissement des ristournes de la société Plantation moderne de Côte d’Ivoire ( Pmci) qui exerce dans la filière coco et qui est installée sur une parcelle communautaire de près de 1000 ha.
Kouadio N’guessan





























