Identifier les producteurs de cajou et leurs parcelles, encourager l’adhésion à des organisations agricoles, réhabiliter les plantations vieillissantes : tels sont les points saillants qui ont marqué la tournée d’information et de sensibilisation menée du 19 au 26 août 2025 dans la région de la Marahoué par les acteurs de la filière cajou. Cette initiative a été conduite par M. Dagou Djédjé Krépin, président de l’Union régionale des producteurs d’anacarde de la Marahoué et membre actif de l’Organisation interprofessionnelle de la filière cajou (OIA).
Durant une semaine, les responsables de la filière ont sillonné plusieurs localités, notamment Bouaflé, Sinfra, Gohitafla, Bonon et Zuénoula. Partout, ils ont échangé avec les producteurs, venus nombreux, pour évoquer les difficultés liées à l’entretien des champs d’anacarde. L’objectif était clair : montrer aux paysans que la rentabilité de leurs plantations dépend avant tout de bonnes pratiques culturales.
M. Dagou Djédjé a souligné que, malgré le poids économique du cajou dans l’agriculture ivoirienne, de nombreux producteurs continuent de rencontrer des obstacles techniques. Parmi les problèmes récurrents figurent la densité excessive des champs, leur manque d’entretien et l’absence de recépage régulier des pieds d’anacardier. Or, ces techniques sont indispensables pour améliorer la productivité et prolonger la durée de vie des vergers.
La tournée a également été l’occasion d’aborder la question de l’identification des plantations et de leurs propriétaires. Cette démarche, selon les formateurs, est capitale pour mieux organiser la filière, assurer une traçabilité efficace et faciliter les transactions commerciales.
Les producteurs ont enfin été informés que l’OIA envisage de mettre en place un mécanisme plus rigoureux pour l’achat des produits restants sur le marché. Cette mesure vise à réduire les pertes post-récolte et à garantir de meilleurs revenus aux paysans.
En somme, cette campagne de sensibilisation dans la Marahoué marque une étape importante dans l’accompagnement des producteurs. Elle illustre la volonté des acteurs du secteur de professionnaliser la filière anacarde, afin d’en faire une source durable de prospérité pour les exploitants et pour l’économie nationale.
— Sylvain Gadou Bi

































