Dans la société, certaines personnes promettent sans y penser, peut-être pour se débarrasser de quelqu’un ou d’une situation, ou bien par manie. Ça les démange de promettre pour faire chic. Puis, rien : sans suite. D’autres, par contre, ne promettent que ce qu’elles vont faire, et effectivement faire, bientôt. Entre les deux tendances, la société même peut choisir.
L’homme qui ne promet que ce qu’il va faire et qu’il s’engage à réaliser dans un délai proche permet un développement plus aisé de son pays. En effet, cette attitude traduit une culture de responsabilité, de fiabilité et de respect de la parole donnée. Elle crée la confiance, indispensable entre les citoyens et leurs dirigeants, entre les investisseurs et les décideurs. Une promesse tenue devient un levier d’action, un moteur de progrès.
À l’inverse, l’homme qui promet à la légère, par habitude ou pour fuir une situation, contribue à l’érosion de la crédibilité des institutions. Il entretient l’illusion, encourage le découragement et alimente le scepticisme. Son comportement mine la cohésion sociale et freine la mobilisation collective, car les promesses non tenues finissent par tuer l’espoir.
Un pays ne se développe pas avec des mots, mais avec des actes concrets. Or, l’homme de parole, qui parle peu mais agit vite, imprime une dynamique vertueuse. Son exemple incite à l’action, renforce l’efficacité administrative et inspire une gouvernance orientée vers les résultats. En somme, c’est par la rigueur dans les engagements et la promptitude dans leur exécution que s’installe un climat propice au développement durable et partagé.
Suzanne Assalé
































