À la place Ficgayo, Gbagbo persiste : « pas de 4e mandat ». L’ancien président dénonce une décision « inspirée à l’Élysée » et appelle au refus collectif.
Laurent Gbagbo, président du PPACI, a réaffirmé avec force son opposition à un éventuel quatrième mandat du président Alassane Ouattara. Samedi 16 août 2025, devant une foule immense rassemblée à la place Ficgayo de Yopougon, l’ancien chef d’État a dénoncé ce qu’il considère comme une dérive politique inacceptable.
Rappelant les faits, Gbagbo a évoqué le moment où le RHDP, parti au pouvoir, a sollicité Ouattara pour être son candidat. Celui-ci avait d’abord répondu qu’il allait « réfléchir », avant de se rendre à Paris où il va à l’Elysée. Ensuite, il revient en Côte d’Ivoire et annonce sa candidature. « C’est à l’Élysée qu’on réfléchit ? », a ironisé Gbagbo, soulignant que c’est à son retour de France que le président sortant avait annoncé sa candidature. « Je n’accepte pas ça. Un pays libre doit être libre », a-t-il marteléDans son discours, l’ex-président a accusé les conseillers de Ouattara de l’avoir « trompé » en l’encourageant à briguer un nouveau mandat, et a lancé un avertissement clair : « 4e mandat, il faut refuser. Il n’y aura pas de 4e mandat, il ne faut pas rêver. »

Ce meeting de Yopougon, qui s’inscrit dans un contexte politique à trois mois de l’élection présidentielle de 2025, confirme la volonté de Gbagbo de rester au centre du jeu politique. Face à un pouvoir qu’il juge usé et illégitime, il réaffirme que l’alternance est non seulement nécessaire mais inévitable : « Quand on finit son travail, on s’en va », a-t-il insisté.
Rosine Manso
































