À moins de trois mois de l’élection présidentielle prévue le 25 octobre 2025, l’Initiative citoyenne pour des Élections apaisées en Côte d’Ivoire (ICEA-CI) tire la sonnette d’alarme. Dans une lettre ouverte adressée au président Alassane Ouattara, l’ONG, présidée par l’honorable Massany Bamba, dénonce « une atmosphère délétère » et des tensions croissantes qui menacent la paix sociale.

L’ICEA-CI craint que l’absence de signaux politiques forts ne conduise à une crise préélectorale, électorale et post-électorale aux « conséquences imprévisibles ». Selon l’organisation, ces tensions sont nourries par des discours virulents, des injustices perçues, l’instrumentalisation de la justice, la vie chère et l’emprisonnement de leaders politiques.
Pour prévenir une dérive violente, l’ONG appelle à : La mise en place d’une administration électorale rassurante en remplacement de la CEI actuelle, jugée déséquilibrée ;
L’élaboration d’un fichier électoral consensuel ;La réinscription sur la liste électorale de figures comme Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam, Guillaume Soro et Blé Goudé ;
L’ouverture d’un dialogue politique franc et inclusif.
Massany Bamba rappelle que la communauté internationale (CEDEAO, UA, UE) et des acteurs nationaux tels que l’Église catholique ont déjà lancé des appels similaires. Mais elle déplore le « silence » du chef de l’État, interprété par une partie de l’opinion comme du « mépris ».
L’ONG exhorte le président Ouattara à renouer avec l’esprit de dialogue qui fonde la « Philosophie houphouétiste » afin de « blanchir l’inquiétant tableau noir » et éviter que la vie des Ivoiriens ne soit « sacrifiée sur l’autel des enjeux politiques ». « Vous avez la clé pour sauver notre pays, utilisez-la ! » conclut la lettre.
Gahé Koul
































