L’ombre des élections de 2025
Les élections présidentielles de 2025 en Côte d’Ivoire s’annoncent décisives. À moins d’un an du scrutin, les partis politiques affûtent leurs stratégies. L’enjeu principal demeure la mobilisation des électeurs et la transparence de la liste électorale. Des partis comme le PPA-CI et le PDCI-RDA dénoncent des irrégularités dans le processus d’enrôlement, alimentant une atmosphère de défiance.
Stratégies divergentes des partis
Le RHDP, parti au pouvoir, se concentre sur une campagne de proximité, valorisant les projets réalisés sous la présidence d’Alassane Ouattara. À l’opposé, l’opposition prône la vigilance citoyenne. Des initiatives de sensibilisation, souvent appuyées par la société civile, visent à encourager une participation massive tout en exigeant des garanties sur la fiabilité de la liste électorale.
Cependant, cette mobilisation s’accompagne de tensions. La méfiance mutuelle entre partis intensifie le débat sur les règles du jeu. Des accusations de manipulation électorale, récurrentes dans le passé, refont surface, menaçant l’équilibre précaire de la cohésion sociale.
Tensions autour de la liste électorale
L’actualisation de la liste électorale reste un point de discorde majeur. Selon des rapports de l’opposition, certaines régions perçoivent une faible couverture d’enrôlement, créant des inégalités géographiques. Cette perception, si elle persiste, pourrait engendrer une crise de confiance envers les institutions organisatrices.
Pourtant, une alternative démocratique est essentielle pour éviter une réplique des tensions de 2010-2011. Le gouvernement et la CEI (Commission Électorale Indépendante) sont appelés à renforcer la transparence et à impliquer davantage d’observateurs indépendants.
Un enjeu crucial pour la paix sociale
Les Ivoiriens, encore marqués par les crises passées, aspirent à un processus apaisé. La préparation des élections est donc un test crucial pour consolider la démocratie et préserver la stabilité du pays.
Suzanne Assalé































