Les locaux de l’UPLCI, situés à Abidjan-Adjamé, ont accueilli une rencontre d’échanges entre journalistes confrères autour de la candidature de Franck Ettien à la présidence de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI). Cette rencontre s’inscrivait dans une dynamique de dialogue ouvert, de partage de vision et de clarification des motivations du candidat.
Dès l’entame, il a été rappelé un principe fondamental : chaque journaliste demeure libre, indépendant et souverain dans le choix du candidat qu’il souhaite soutenir. L’objectif de la rencontre n’était donc pas de convaincre à tout prix, mais de présenter un projet et de susciter une réflexion collective sur l’avenir du secteur.
Dans un contexte marqué par l’essor fulgurant du numérique et d’Internet, la communication et la presse devraient constituer un important vivier d’emplois pour la jeunesse ivoirienne. Pourtant, la réalité est bien plus contrastée. De nombreux étudiants formés en communication, titulaires de Bac+2 ou Bac+3, peinent à s’insérer professionnellement. Manque de stages structurés, faibles débouchés, précarité de l’emploi et absence de perspectives claires minent le secteur.
Face à ce constat, une question centrale a été posée à Franck Éttien : quelle vision pour redonner de la valeur, de la crédibilité et des opportunités à la presse et à la communication ?
En réponse, le candidat a tenu à lever toute ambiguïté. Selon lui, les difficultés, notamment celles de la presse numérique, ne peuvent être résolues par une seule personne, mais nécessitent un combat collectif structuré, soutenu par un plaidoyer fort auprès de l’État. Il a évoqué plusieurs freins majeurs : la non-rémunération des médias en ligne par les plateformes numériques, le blocage de mécanismes de monétisation lié au classement de la Côte d’Ivoire en zones à risque, l’absence de réformes adaptées et une législation inappropriée aux réalités du numérique.
Franck Ettien a également insisté sur l’urgence sociale, pointant la quasi-inexistence d’une solidarité organisée dans le secteur. Il propose la mise en place effective d’une caisse de solidarité, une contribution encadrée des membres et une gestion transparente.
Enfin, fort de son expérience associative et médiatique, il affirme vouloir porter une vision évolutive, capable de replacer le journaliste ivoirien au cœur du débat public, dans un environnement médiatique en constante mutation.
Gahé Koul






































