Le PPA-CI accuse le Conseil constitutionnel d’avoir appliqué des règles non conformes, imposant un seuil de parrainage discriminatoire et questionne son impartialité.
Lors d’une conférence de presse tenue le 9 septembre 2025, le PPA-CI a vivement critiqué la décision du Conseil Constitutionnel qui a rejeté 55 des 60 candidatures à la présidentielle, dont celle de l’ancien président Laurent Gbagbo.
Le président exécutif du parti, Sébastien Dano Djédjé et Me Habiba Touré, porte-parole du président Laurent Gbagbo estiment que le Conseil a méconnu une décision contraignante du Comité des droits de l’homme des Nations Unies du 20 août 2025, qui demandait à l’État de garantir à M. Gbagbo l’exercice de ses droits politiques. Plutôt que d’appliquer cet avis international, le Conseil s’est déclaré « incompétent », qualifiant la question de contentieux de liste électorale.
Les intervenants du PPA-CI dénoncent aussi une interprétation erronée des conditions d’éligibilité. Selon eux, la Constitution, à son article 55, fixe des critères clairs — âge, nationalité exclusive, jouissance des droits civils et politiques, origine — sans condition d’inscription sur la liste électorale. Le recours du Conseil à des dispositions du Code électoral, modifié par ordonnance, revient à ajouter une exigence non prévue par la Constitution, affirment-ils.
Le parti soulève par ailleurs une discrimination dans l’exigence de parrainages : là où la loi impose des parrainages dans au moins 17 régions, le Conseil aurait exigé un seuil chiffré (75 003) fondé sur 27 régions, soit une charge supplémentaire infligée au seul candidat Gbagbo. Le PPA-CI parle d’une rupture d’égalité manifeste.
Enfin, le parti remet en cause l’impartialité de l’instance, citant des décisions contradictoires sur des réclamations portant sur Mme Simone Ehivet et la recevabilité d’un quatrième mandat pour Alassane Ouattara. Le PPA-CI conclut que l’État de droit est en jeu et appelle l’opinion nationale et la communauté internationale à la vigilance.
Et selon le président exécutif du PPACI, « ici en Côte d’Ivoire, les décisions du Conseil constitutionnel sont susceptibles de recours, c’est le seul pays où le Conseil constitutionnel décide et le lendemain, on dit non, il faut dire autre chose, ça s’est passé ici « . Et Me Habiba Touré, porte-parole, de préciser que le Conseil constitutionnel n’est pas au-dessus de la Constitution, avant de clore ses propos en rappelant que « le peuple verra et l’histoire jugera ». Sébastien Dano Djédjé promet que le PPACI se réunira pour décider de la suite à donner à cette situation.
Gahé Koul






























