Assouindé — Lors de la rencontre annuelle organisée par l’Union des Patrons de Presse en Ligne de Côte d’Ivoire (UPL-CI) les 25 et 26 septembre 2026 à Assouindé, le président de la Fédération des Coopératives Minières de Côte d’Ivoire (FECOMCI), Koné Seydou, a soulevé un enjeu majeur: le devenir des milliers d’acteurs de l’orpaillage informel.
Saluant la volonté de l’État de protéger les terres et les cours d’eau, le patron de la FECOMCI a invité l’opinion publique à poser la question de l’après-déguerpissement. « Que faisons-nous des milliers d’hommes, de femmes et de jeunes dont la subsistance dépend de ces sites ? », s’est-il interrogé face aux patrons de presse. Pour la FECOMCI, fermer un site clandestin sans offrir d’alternatives viables crée un risque majeur de récidive ou de déplacement de la clandestinité.
L’organisation patronale minière salue ainsi les récentes orientations gouvernementales prévoyant la réinsertion économique et les travaux à haute intensité de main-d’œuvre. Koné Seydou préconise de canaliser cette force de travail vers une filière artisanale structurée, capable de générer des emplois légaux, traçables et rémunérateurs. La transformation de l’économie informelle en écosystème responsable est présentée comme la seule garantie d’une paix sociale durable dans les régions minières.
Eugénie Dallo






























