À la suite de la marche pacifique du 9 août 2025 à Yopougon, saluée pour sa mobilisation et sa discipline, le président exécutif du PPA-CI, Sébastien Dano Djédjé, et le président du CSP, Dr Justin Koné Katinan, ont dénoncé, ce dimanche 10 août, la montée des intimidations et répressions contre les opposants.
Selon eux, le pouvoir a intensifié le harcèlement judiciaire depuis l’annonce de la candidature jugée anticonstitutionnelle du président Alassane Ouattara pour un quatrième mandat. Six militants du PPA-CI, enlevés début août par des hommes encagoulés, restent introuvables. Le 8 août, trois figures du parti — le ministre d’État Moïse Lida Kouassi, l’ambassadeur Koné Boubacar et le colonel Kéke Joël — ont été convoquées à la préfecture de police. Si le colonel Kéke a été libéré le 9 août, Lida et Koné demeurent en garde à vue.

Le PPA-CI s’indigne du traitement réservé à ces personnalités ayant servi l’État, y voyant une violation grave de la Constitution et des engagements internationaux de la Côte d’Ivoire. Le parti exige leur libération immédiate ainsi que celle de près de cent prisonniers politiques.
Les dirigeants du PPA-CI posent plusieurs questions : s’agit-il de museler l’opposition pour imposer un quatrième mandat ? De compromettre la transparence du scrutin d’octobre 2025 ? Ils mettent en garde contre la mise à l’écart systématique des voix discordantes.

Réaffirmant sa détermination, le PPA-CI appelle à la vigilance et à la mobilisation autour de quatre exigences : refus du quatrième mandat, inclusivité des élections, réforme de la CEI et audit de la liste électorale. Pour garantir un scrutin apaisé, le parti plaide pour un dialogue politique national, rappelant avoir saisi le gouvernement depuis février 2024.
Rosine Manso
































