La bataille pour la présidence de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) connaît un nouvel épisode. La liste « Pour une Union forte, solidaire et responsable », conduite par Franck Ettien, a réagi vigoureusement au communiqué de la Commission paritaire d’attribution de la carte d’identité de journaliste professionnel annonçant le retrait de la carte professionnelle de son candidat.

Dans une déclaration signée par sa porte-parole, Marcelle Aka, l’équipe de campagne affirme que la décision est « juridiquement infondée ». Selon elle, la carte d’identité de journaliste professionnel de M. Franck Ettien est arrivée à expiration le 31 janvier 2026. Dès lors, soutient la liste, un document périmé ne peut faire l’objet d’un retrait administratif. En droit, précise-t-elle, seul un acte encore en vigueur peut être retiré ; un titre expiré n’a plus d’existence juridique. Par conséquent, parler de « retrait » constituerait une erreur de qualification et rendrait la décision sans objet.
La liste dénonce également un vice de procédure. Elle indique que son candidat n’a pas été auditionné par la Commission paritaire avant la publication du communiqué. Il ne lui aurait pas été offert la possibilité de présenter des éléments de défense, ni de comparaître avec témoins et documents, comme le prévoirait l’article 42 du règlement intérieur de l’organe. Pour ses soutiens, cette absence de contradictoire constitue une atteinte aux droits de la défense.
Autre grief soulevé : la diffusion publique du communiqué avant notification officielle à l’intéressé. Une telle démarche, selon la déclaration, méconnaîtrait les règles élémentaires de procédure administrative et porterait atteinte au droit à l’information préalable.
La liste relève en outre une irrégularité formelle concernant la signature du document. Le communiqué est signé par M. Lucien Houédanou, alors qu’il aurait dû, selon les règles internes évoquées, porter la signature du président de la Commission paritaire, M. Vamara Coulibaly. Cette situation traduirait, selon elle, un dysfonctionnement interne.
Estimant que la décision relève d’un excès de pouvoir, la liste n’exclut pas des recours légaux. Dans un contexte électoral sensible au sein de l’UNJCI, cette affaire pourrait raviver les tensions et alimenter le débat sur la transparence des institutions professionnelles de la presse ivoirienne.
Gahé Koul
DÉCLARATION DE LA LISTE « POUR UNE UNION FORTE, SOLIDAIRE ET RESPONSABLE »
Nous avons pris connaissance, ce jour, d’un communiqué concernant le retrait de la Carte d’identité de journaliste professionnel de M. Franck ETTIEN, tête de liste de la liste « Pour une UNION forte, SOLIDAIRE et RESPONSABLE ».
Après analyse du communiqué de presse de la Commission paritaire d’attribution de la Carte d’identité de journaliste professionnel, il apparaît que cette mesure est juridiquement infondée.
En effet, la carte en question est périmée depuis le 31 janvier 2026.
Selon les principes du droit administratif, un acte administratif périmé n’a plus d’effet légal ; il est donc juridiquement impossible de le « retirer » comme s’il s’agissait d’une sanction administrative.
Seul le refus de renouvellement d’une carte encore valide peut légalement intervenir.
Employer la notion de « retrait » pour un titre expiré constitue ainsi une erreur de qualification juridique et un acte sans objet.
De surcroît, M. Franck ETTIEN n’a pas été auditionné par la Commission paritaire avant la prise de cette décision.
Pire, il ne lui a pas été donné l’opportunité de se défendre avec témoins et documents à l’appui, comme l’exige l’article 42 du Règlement intérieur de la Commission paritaire. Il s’agit donc d’un vice de procédure manifeste et d’une violation grave des droits de la défense.
Il est également particulièrement préoccupant de constater que le communiqué de presse annonçant le retrait de la carte a été publié et diffusé publiquement alors même que l’intéressé n’a pas encore reçu notification officielle de la décision.
Une telle démarche méconnaît les règles élémentaires de procédure administrative et porte atteinte au principe du contradictoire ainsi qu’au droit à l’information préalable du concerné.
Par ailleurs, le communiqué annonçant le retrait de la carte est signé par M. Lucien Houédanou, alors que, selon les règles, il aurait dû l’être par M. Vamara Coulibaly, Président de la Commission paritaire.
Cette irrégularité révèle un malaise manifeste au sein de la Commission.
Ces faits mettent également en évidence un détournement de pouvoir, l’objectif réel de cette décision semblant politique ou électoral plutôt que juridique.
Au regard de ces éléments, cette décision constitue un excès de pouvoir et pourra être contestée par toutes les voies de recours légales.
M. Franck ETTIEN se réserve le droit d’engager les procédures nécessaires pour faire valoir ses droits et rétablir la vérité.
Nous appelons donc l’ensemble des journalistes et acteurs concernés à rester vigilants face à toute manœuvre visant à détourner les procédures légales à des fins partisanes ou personnelles.
Pour la liste « Pour une UNJCI forte, unie et responsable »
La Porte-parole
Marcelle Aka



































