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mardi 16 octobre 2018

Actualité

Latest News

Côte d’Ivoire / L’audience de la plainte contre le PDCI-RDA renvoyée au 24 octobre

mercredi, 10 octobre 2018 00:00 Écrit par

L’audience devant statuer ce 10 octobre sur la plainte de Jérôme N’Guessan, ex membre du bureau politique du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, ex-allié au pouvoir), exclu récemment de son parti politique, pour faire annuler le bureau politique du 24 septembre, a été renvoyée au 24 octobre.

L’information rendue publique par les avocats du PDCI-RDA, est confirmée ce soir de sources proches du Tribunal d’Abidjan.

Avec Alerte info


 

Côte d'Ivoire / Assassinat du footballeur Griffiths en 2017 à Angré, le cerveau présumé mis aux arrêts?

mardi, 09 octobre 2018 00:00 Écrit par

Un an après l’assassinat du footballeur professionnel, Henri Georges Aboubacar Griffiths, la police criminelle vient de mettre le grappin sur le cerveau présumé de l’attaque, a-t-on appris de sources concordantes.

L’ancien joueur de l’Asi d’Abengourou évoluait en Hongrie au Diósgyőri VTK et était en vacances au pays. C’est dans la nuit du 6 au 7 octobre 2017, au marché de Cocovico à Cocody Angré, que le footballeur a eu la malchance de croiser le chemin des individus armés qui voulaient lui prendre son véhicule de luxe de marque Mercedes.

Les malfaiteurs dans la lutte ont tiré deux balles à la poitrine de Griffiths qui a occasionné son décès quelques heures plus tard. En février 2018, certaines sources évoquaient déjà l’arrestation de deux suspects liés à l’assassinat d’Henri Georges Aboubacar Griffiths.

KOACI


 

Côte d'Ivoire / Ce que Gbagbo aurait confié à Georges-Armand Ouégnin lors de sa 3è visite à la Haye

samedi, 06 octobre 2018 00:00 Écrit par

Le président de la Plateforme de l’opposition, Ensemble pour la Démocratie Souveraineté (EDS), Georges-Armand Ouégnin, a été reçu ce vendredi par Laurent Gbagbo, à la Cour Pénale Internationale, à la Haye.

Selon un communiqué qui a sanctionné la rencontre et transmis à KOACI, le détenu de Scheveningen s’est réjoui de cette troisième visite de son ex-collaborateur (Ndrl Secrétaire d'Etat) qu’il a chargé d’exprimer au peuple ivoirien, notamment à ses nombreux sympathisants, toute sa gratitude et son infinie reconnaissance pour leur soutien et leur solidarité qu’ils n’ont eu de cesse d’exprimer depuis les événements postélectoraux de 2011. 

« Le président Laurent Gbagbo a surtout recommandé au leader de EDS d’œuvrer constamment et sans relâche dans le sens du rassemblement du peuple de Côte d’Ivoire et l’a exhorté à ne ménager aucun effort pour la paix, le pardon et la réconciliation entre toutes les filles et tous les fils de ce pays, « notre patrimoine commun que nous devons préserver dans l’amour, dans la paix et dans la fraternité », a indiqué le document.

Quant à Georges-Armand Ouégnin, et selon toujours le communiqué, il a exprimé au référent politique de la plateforme EDS, le soutien et la solidarité renouvelés de ses militants et sympathisants. Il a aussi partagé avec Gbagbo des nouvelles relatives à l’actualité en Côte d’Ivoire.

Donatien Kautcha


 

Interview exclusive/Le Maire Koné Hilliassou face à la Presse : « Je ne dois à aucun opérateur économique qui a travaillé avec la mairie »

vendredi, 05 octobre 2018 00:00 Écrit par

 

Questions directes des Journalistes et réponses franches de Monsieur le Maire

L’Union des Patrons de Presse en Ligne de Côte d’Ivoire (UPLCI), était du 4 au 6 août 2018 en visite dans la ville aux mille mosquées pour toucher du doigt les réalités de cette localité. A l’issue de trois jours passés dans la commune, ils étaient face au 1er Magistrat de la commune à l’effet de passer en revu un certain nombre de préoccupations des populations. Et c’est sans tabou ni faux-fuyant que le Maire sortant, Koné Hilliassou, candidat à sa propre succession, s’est prêté aux échanges...

Monsieur le maire ce matin nous avons fait un tour dans plusieurs localités de votre circonscription. Le constat que nous avons fait, c’est qu’il y a eu beaucoup de réalisations mis à votre actif. On se demande bien, avec quelles ressources vous avez pu faire toutes ces réalisations. Nous voulons parler du nouvel abattoir moderne d’une valeur de de 60 millions FCFA, d’une vingtaine des salles de classes dans le primaire, des magasins, des terrains de sports, des projets en finition, bref. D’où tirez-vous toutes ces ressources ?

Ces réalisations ont été faites au cours de mon mandat. C’est vrai l’Etat donnait 40 millions FCFA en investissement et 45 millions FCFA en fonctionnement pour une commune comme celle-là. Chef lieu de région, chef lieu de District. C’est vrai que cette année l’Etat a légèrement augmenté la subvention de 20 millions FCFA. On me demande comment je fais. Quand on décide d’être maire, il faut d’abord se dire qu’est-ce que je veux ? Est-ce que je suis venu chercherà me faire un nom ou est-ce que je suis venu chercher une place pour me faire de l’argent ? Voilà deux questions que le candidat doit se poser. S’il est venu se faire un nom, c’est sûr et certain qu’il peut avoir ce nom. S’il est aussi venu faire de l’argent, il ne l’aura cet argent, mais ils vont gâter son nom. Quant à moi, j’ai mis la barre très haute avant d’être maire.  Vous avez visité le pavillon qui est à l’hôpital ? C’est, quand j’étais conseiller technique à la primature, que j’ai offert ce pavillon de 10 chambres entièrement climatisé au CHR de Bondoukou.  En le faisant, je n’envisageais pas être maire, parce que je ne voulais pas faire de la politique. Je me suis assis pour interroger ma foi : « qu’ai-je fait pour mériter tout ce que j’ai aujourd’hui ? » C’est grâce à Dieu. Pour moi, il faut donc que je fasse quelque chose pour plaire à ce Dieu. Voilà ma philosophie ! Je me suis donc rendu compte que je pouvais être utile à l’hôpital. J’ai alors construit ce bâtiment afin de permettre la prise en charge de haute personnalités administratives, religieuses et coutumière qui ne doivent pas être hospitalisés dans les mêmes chambres que les citoyens ordinaires eu égard à leur rang social. Et puis mes amis chinois de l’HUAWEI technologie m’ont donné 50 ordinateurs portables que j’ai distribués. Ensuite j’ai reçu 300 ordinateurs encore de mes amis coréens tout juste après la crise. Etant à la primature, je me suis dis que voilà ce que je pouvais donc apporter à mes parents. C’est tout cela qui a d’ailleurs joué à ma faveur. Pour la population, elle estime que voilà quelqu’un qui n’est pas maire, ni député, ni ministre mais qui fait tant de choses dans la localité. Et elle se demande si on lui confie notre argent ? Vous voyez, donc moi-même, ma conscience est en train de me dire Monsieur Koné, « vous n’avez plus droit à l’erreur ». Vous devez mériter leur confiance. Ça fait que j’ai fait ma campagne sans faire de promesse. J’ai dit, je vais montrer qu’on peut gérer autrement la mairie. Donc le peu d’argent qu’on nous donne, on peut faire beaucoup de chose avec. Mais je voulais indiquer ici que j’ai aidé les impôts à améliorer la recette aussi. J’ai donné 4 agents aux impôts, j’ai acheté des motos pour donner aux impôts. Du coup j’ai amélioré la recette des impôts et de la mairie.  Le budget de la mairie est de 600 millions FCFA. On fait une portion de 10% du fonctionnement pour le mettre dans l’investissement. Donc si tu as 600 millions FCFA, c’est-à-dire que ton budget d’investissement ne peut pas dépasser 60 millions FCFA. Si tu fais l’erreur d’augmenter ton budget d’investissement à 100 millions FCFA, vous voyez ce que ça fait ? Vous devez avoir un milliard FCFA ou plus. Et c’est ce qu’il faut comprendre dans la gestion de la mairie. Aujourd’hui, mon mandat est fini. Aucun entrepreneur, aucun investisseur qui travaille avec la mairie de Bondoukou ne peut dire que la mairie de Bondoukou lui doit 5 FCFA, parce que je fais la politique de mes moyens.  Je ne fais pas de dépenses en désordre. Vous êtes partis ce matin en me laissant au bureau ici et vous êtes revenus me retrouver encore au bureau. Je suis là. Je suis en train de finir les papiers. Je prends le temps de tout regarder. Ce que je ne comprends pas, je vais chercher à comprendre.   C’est ça le secret du maire. J’ai travaillé avec la population, j’ai organisé un séminaire de réflexion afin de lui donner l’occasion de juger les actions du maire. Je vais au tribunal populaire et donc je suis devant vous.  Il est là devant vous. Un maire qui va devant la population, qui appelle la population, faire venir tout le monde, pour le juger ! Qui dit même à ses adversaires : « venez me juger » ! Qu’on dise que le maire est bon ou beau, ce n’est pas ce que je demande, je l’aime ou je ne l’aime pas, ce n’est pas non plus ce que je demande. Il s’agissait de juger mes actions sur le terrain. Et puis, en même temps que vous me jugez, en même temps faites-moi des propositions. Je crois que vous avez fait le tour de toute la Côte d’Ivoire, vous n’allez pas trouver un seul maire qui va vous dire qu’il a appelé sa population à le juger, à juger ses actions.  J’étais là en plénière. Ils ont raconté tout ce qu’ils pensaient. La direction générale de la décentralisation est intervenue parfois pour dire que ce que vous dites là c’est bien mais ça, ça ne relève pas de la compétence du maire. Tout s’est passé devant et les gens pensaient que j’allais m’énerver, j’allais réagir. Mais quand ils m’ont donné la parole après, j’ai remercié tout le monde. Ensuite, j’ai dit que personne ne m’a insulté, personne n’a dit un mot de déplacé. Je vous ai appelés parce que je veux que vous me disiez ce que vous pensez de ma gestion. Si vous n’êtes pas d’accord, je change. Si vous êtes d’accord, c’est-à-dire qu’il faut aller de l’avant. Donc, je prends en compte tout ce que vous avez dit. Mes techniciens vont se réunir, ils vont maintenant filtrer ce que vous avez dit, ce qui est réalisable nous allons le faire. Ce qui n’est pas réalisable maintenant, il fera partie de nos projets et nous le ferons après.  Ils sont repartis satisfaits. Il y a eu même des maires qui se sont déplacés pour venir m’interroger pour savoir comment je fais pour réaliser tous ces projets. J’ai reçu les uns et les autres. Beaucoup de maires avaient décidé de me rencontrer pour qu’on essaie de voir ensemble et partager nos expériences.

Oui mais, est-ce que vous-mêmes, vous avez un modèle ?

Je tire mes expériences de la commune de Sikasso au Mali. Les gens me demandent pourquoi Sikasso. Qu’est-ce que cette ville a d’extraordinaire ? Sikasso est commune depuis 1968 et Bondoukou est commune depuis 1980. Vous voyez, j’ai beaucoup à apprendre avec la commune de Sikasso. Là au moins, les réalités sont les mêmes. Ils sont moins nantis que nous. Je suis allé là-bas avec une forte délégation, un car avec des femmes parce qu’en Côte d’Ivoire, nos femmes savent vendre mais elles ne savent pas faire de la transformation.  Alors qu’au Mali et au Burkina, les femmes font de la transformation. Notre pomme d’acajou qui est ici, les femmes de là-bas font du jus avec. Elles font beaucoup de choses avec la pomme d’acajou, tout comme les mangues. Mais nous, on a des mangues ici, de Katiola à Ferké.  Mais est-ce qu’on arrive à les transformer ? Avec l’anacarde, elles n’ont pas besoin de mettre 5 ou 7 millions FCFA pour la transformation. Même dans leurs salons, elles font de la transformation de l’anacarde. Nous avons envoyé les femmes là-bas pour qu’elles puissent partager des expériences, apprendre avec leurs sœurs maliennes. Sinon quand je vais en France, aux Etats-Unis, la réalité n’est pas la même. Parce que chez nous quand il pleut, les femmes prennent les ordures et elles les déversent dans les caniveaux. Est-ce qu’en France on fait ça ? Il faut changer les mentalités. L’Etat de Côte d’Ivoire nous a dit qu’il y a une structure qui va ramasser les ordures. Avant c’était ANASUR. C’est ANASSUR qui prenait tout l’argent de la collecte de ces ordures. Mais ANASSUR n’existe pas à l’intérieur. ANASSUR même ne peut pas ramasser les ordures d’Abidjan à plus forte raison quitter Abidjan pour aller à Anyama. Mais quand vous mettez dans votre budget ramassage d’ordures, on vous dit d’enlever parce que ça ne fait pas partie de votre compétence. C’est l’ONAD qui fait le drainage, le curage des caniveaux et fait l’assainissement. Donc ça ne fait plus partie des prérogatives des maires. Est-ce que la population peut comprendre cela ? Même vous les journalistes, vous n’arriver pas à vous l’expliquer.  L’ONAD n’existe pas à l’intérieur du pays. Mais quand vous prenez vos deux factures, la SODECI fait un prélèvement pour l’ONAD et la CIE verse la salubrité à l’ANAGES. C’est pour vous dire que bien souvent, on nous accuse de ce que les villes sont salles, tout simplement parce qu’on ne nous donne pas les moyens pour faire la politique de la salubrité. Ça crée un vrai problème à l’intérieur du pays. Le ministère devait appeler les maires pour discuter franchement du sujet afin de voir ce qu’il faut mettre à leur disposition pour assainir leurs villes. Aujourd’hui, la grande commune de Bondoukou n’a que deux petits engins (Un tracteur et une moto tricycle) que vous voyez dans la cour ici. Le tracteur est là depuis 7 ans. Le Tricycle, je viens de l’acheter à Bouaké sur le budget de la mairie.  Alors que c’est l’ANAGES qui doit s’occuper de ça. Donc c’est eux qui devaient nous donner ces engins. Souvent on vous appelle pour vous dire que vous avez un tricycle, des balais, des pelles ou des bottes et puis on vous dit venez chercher. Je viens chercher avec quoi ?   La direction est représentée ici à Bondoukou. D’Abidjan ici, il faut louer un camion. Souvent, certaines mauvaises gestions, ne relèvent pas de la faute des maires. La vraie réalité, c’est le transfert des compétences qui n’est pas effectif sur le terrain. Et donc ça fait que même la subvention de l’Etat vient au compte-goutte. Aujourd’hui, sur les 80 millions FCFA de subvention que l’Etat doit donner, il n’a donné que 20 millions FCFA au   8ème mois. Et il ce peu qu’au 10ème mois, on vous envoie une notification pour dire que l’année budgétaire est terminée. Ce qui veut dire que pour votre argent qui est resté là-bas, c’est fini. Cela doit permettre de comprendre beaucoup de choses. Malheureusement, la population qui ne comprend pas cela souvent se met à accuser son Maire.  

Monsieur le maire, j’ai constaté trois éléments au cours de la visite. La modernisation de la ville avec les feux tricolores, l’accent que vous mettez sur l’éducation de proximité des enfants, vous avez financé la construction de la maison d’un vieil homme à Soko. Que sou tendent ces trois activités dont certaines ne relèvent pas dans vos prérogatives ?

Un dirigeant sans foi, sans spiritualité n’est pas un bon dirigeant. Il faut que le dirigeant arrive à placer Dieu au centre de ses actions. Et si vous reconnaissez Dieu et vous reconnaissez l’amour de Dieu,, vous pouvez faire du bien.  Donc c’est ce que j’ai fait pour le vieux de Soko dont vous parlez. Sa maison est tombée en ruine. J’étais de passage dans le village, il m’a approché, il m’a dit qu’il veut me parler. Et me dit qu’il n’a plus de maison. Et comme je suis très sensible, je lui ai dit, si Dieu le veut, je vais te donner une maison à titre personnel. C’est ce que j’ai fait. J’ai respecté ma promesse et j’ai construit une maison pour le vieux. Quant aux feux tricolores parce que les accidents avaient commencé à faire trop de dégâts dans ma commune.  Là, il fallait faire quelque chose. C’est vrai qu’à la commission de la soutenance du budget, j’ai dit aux membres de la commission que je pouvais faire quatre carrefours à 28 millions FCFA. Ils m’ont dit non, non Monsieur le maire vous rêvez quoi ! C’est un seul carrefour qui est à 28 millions FCFA ou 30 millions FCFA. Comment vous pouvez faire 4 carrefours à 28 millions FCFA ? Mais ce jour-là aussi, je n’ai pas été trop agréable. Je leur ai dit que si vous enlevez vos 10%, vous verrez qu’on pourra faire les carrefours à moins de 28 millions FCFA. C’est parce qu’il y a surfacturation d’une part et d’autre part c’est parce que ceux qui ont le marché demandent leur part. Vous pensez que l’entrepreneur va accepter de perdre ? Il est obligé de faire tous ces calculs pour augmenter son gain. Chez moi, je ne connais même pas les entrepreneurs. Moi que vous voyez-là, si c’est un jour de travail, je ne suis pas la même personne parce que je suis très très rigoureux. Donc quand tu es rigoureux, il ne faut pas marcher dans le sable si vous ne voulez pas qu’on vous accuse. Si vous ne voulez pas qu’un agent, un collaborateur vous parle en face, il ne faut pas marcher dans le sable. Si, celui qui fait les délibérations laisse passer quelque chose à la réunion, je reviens sur ça. Moi, je ne connais même pas celui qui a fait que vous avez visité le chantier dans les écoles. Il y a un chantier qui est ouvert. Le bâtiment est construit alors que le papier n’est même pas encore signé. Les enfants parcouraient deux kilomètres et demie pour venir à l’école à Bondoukou. Alors qu’ils ne sont pas comme nous à notre temps. Nos enfants sont trop jeunes. Je réponds donc à une urgence.  Je ne connais même pas l’entrepreneur qui a remporté le marché. Je ne sais même pas s’il est clair ou grand. Le maire est le président de la commission d’attribution. C’est mon adjoint qui le connait. Si son marché traine un peu, c’est là que je vais faire sa connaissance. Donc affaire de 10%, moi je ne suis pas dedans. Si vous demandez à l’entrepreneur, s’il a vu le maire de Bondoukou, peut-être qu’il m’a vu, mais est-ce qu’il est entré dans mon bureau une seule fois.  Les 10% qu’on donne là, vous pensez que c’est secret ? Ce n’est pas secret. Il va dire ça à quelqu’un. L’argent qu’on te donne là, lui il a dit à son comptable ou à son financier que l’argent là, c’est pour le maire.  Des enfants de Bondoukou marchaient trois kilomètres pour aller à l’école. Quand ils quittent l’école à 16 heures ou 16 heures et demie, le temps d’arriver chez eux, il est 18 heures 30. Il fallait s’attaquer à ce problème-là. C’est la même chose que vous avez vu par rapport à la première école qui porte mon nom. Le village que vous avez dépassé pour arriver là où est construite l’école, les enfants quittent là-bas l’école pour venir dans ce village. Et c’est plus de 2 kilomètres sur cette voie internationale qui va au Burkina Faso, au Mali et au Niger. Donc chaque année les camions écrasent des enfants. Cette situation, je ne pouvais pas l’accepter.  Je vais dans le village où j’ai construit l’école, je vois qu’il y a assez d’enfants. Les populations sont des Lobi. Ces enfants-là même peuvent faire une école. Ainsi, j’ai commencé par construire trois salles de classes, c’est-à-dire CPI, CP2 et CEI parce que ce sont les enfants de ces trois classes qui sont beaucoup plus jeunes. Je vais vite construire les trois autres classes parce que la route reliant le Burkina à Bouna va finir bientôt. Ils sont en train de faire le bitume. Donc tous les camions vont passer par ici. En passant par Bondoukou, les camions gagnent 50 kilomètres par rapport à l’axe Bouaké-Ferké. Et puis, deuxième problème, il y avait la double vacation. A Abidjan quand tu dis double vacation, ils ne savent même pas de quoi tu parles. Les enfants viennent à l’école à 7 heures 30 min et repartent à la maison à midi et un autre groupe monte à 13 heures. Et après ils doivent passer l’entrée en sixième au même titre que ceux d’Abidjan. Vous voyez, avec ça on parle d’égalité des chances. Il faut donner les mêmes chances aux enfants à l’examen. Entre nous, un élève de CPI peut comprendre quoi dans la double vacation ? Alors que chez nous ici, ils ne font même pas la maternelle avant d’aller au CPI. A Abidjan on fait la maternelle à 3 ans. Donc l’enfant arrive au CPI il est déjà mûr. Alors que chez nous, tu quittes le campement et tu atterris directement au CPI. C’est pourquoi, j’ai construit beaucoup d’écoles pour donner les mêmes chances à tous les enfants de ma commune. L’objectif était de construire 24 classes au cours de mon premier mandat. Je vais inaugurer cette école-là septembre avant d’aller aux élections (Ndlr : nous étions au mois d’août). Pour revenir aux feux tricolores, vous savez, le technicien est un jeune de Bondoukou. C’est un grand technicien, il vient de Sorobango. Je l’ai appelé, je lui ai dis viens, tu sais c’est chez toi ici. Donc annule tout ce qui est surcoût. Nous on te donne le minimum et on va aller étape par étape. On fait un feu à 7 millions FCFA. Donc 28 millions FCFA pour les quatre feux. Il a déjà installé deux. Normalement, il devrait venir installer les deux autres ce dimanche (5 août, Ndlr) . A cause de la fête de l’indépendance, je lui ai dit de reporter. Peut-être qu’il viendra les installer mercredi ou jeudi pour venir faire les deux autres carrefours parce qu’il a déjà fait sortir les poteaux et il reste seulement à venir mettre les feux aux deux autres carrefours. Je dois ajouter un peu sur le montant convenu parce qu’au départ, c’était sur l’éclairage public. L’Etat nous interdit cela maintenant. Si tu dois le faire, il faut prendre un compteur. Dans le cas contraire tu prends mais c’est la nuit que ton feu marche. Alors que la nuit qui roule ? C’est peut-être les quelques noctambules qui roulent. Et donc il a décidé de faire avec l’énergie solaire. Et ça marche à merveille. Depuis qu’il a installé, ça fait un an, ces deux feux ne sont pas tombés en panne comme les feux d’Abidjan. Alors qu’ils sont plus chers, ceux d’Abidjan. Eux ils font un carrefour à plus de 30 millions FCFA. Ici moi, je fais les quatre à 30 millions FCFA. Tout ça aussi fait partie de la bonne gestion d’une collectivité.

Monsieur le maire tout à l’heure, vous sollicitez un second mandat, si vous êtes élu quels seront vos priorités pour ce deuxième mandat ?

Je pense que j’ai déjà commencé. Vous voyez le musée, c’est maintenant qu’ils ont commencé à creuser.  On vous a montré déjà la maquette. Si je quitte, celui qui vient après peut dire que ça, ce n’est pas sa priorité. Il va laisser tomber. Alors que c’est au cœur de Bondoukou et puis, c’est le bâtiment le plus vieux de Bondoukou qui date de plus de 150 ans. C’était le marché de Bondoukou. Et c’est quand on a construit le marché actuel en 1968 et inauguré en 1971 lors de la fête tournante de l’indépendance que le marché est parti de l’autre côté. Nous on se déplaçait pour venir voir ce marché. C’est l’un des bâtiments les plus vieux de Bondoukou. Donc, ce bâtiment doit être réhabiliter. Il faut que ça soit l’endroit le plus beau, le plus attrayant de Bondoukou. C’est mon objectif. Donc je veux le construire. J’ai fini avec les salles de classes, maintenant je vais me tourner vers les centres de santé. Là, je n’ai pas trop de choses à régler, mais il faut dire que je vais commencer à réaliser un rêve. Je rêve d’une ville verte. Je vais planter beaucoup d’arbres. J’ai déjà commencé à planter des palmiers au niveau de la préfecture. Ça c’est un avant-goût.  Mon deuxième mandant sera aussi axé sur l’embellissement de la ville de Bondoukou. Je vais mettre près de 200 millions FCFA dans ça. Vous allez voir qu’à votre prochaine visite, vous allez constater que la ville de Bondoukou a beaucoup changé.

Au cours de notre visite dans les villages de Motiamo et de Soko nous avons constaté que le patrimoine culturel de Bondoukou est un peu délaissé. Qu’est-ce que le maire fait pour préserver ce riche patrimoine culturel de Bondoukou quand on sait que le maire est beaucoup attaché à sa culture ?  Et qu’est-ce que le maire fait aussi pour booster l’activer des femmes ? Beaucoup de choses ont été dites sur les potières de Motiamo qui éprouvent d’énormes difficultés quant à la commercialisation de leurs œuvres d’art. il en est de même de l’histoire des singes sacrés de Soko. Qu’est-ce que le maire fait pour ces singes sacrés ?

D’abord les singes sacrés. Pour mon deuxième mandat, nous allons essayer de faire le reboisement pour reconstituer la forêt de Soko qui loge les singes sacrés. Vous voyez, je vous ai dit ce qui a fait qu’on ne voit pas les singes. Quand vous allez vers le poste de douane, les singes sont plus en sécurité vers les douaniers. Et puis si vous remarquez, il y a quelques arbres encore vers les douaniers. Les singes ont peur ils veulent se réfugier vers les douaniers. Et donc ils quittent la ville pour descendre au sud où ils sont en sécurité. Nous devons reconstituer la forêt pour les ramener. Je crois que je m’engagerai à faire le reboisement pour reconstituer cette forêt parce qu’aujourd’hui quand quelqu’un arrive, quand les touristes arrivent, ils ont vu dans les livres les singes de Soko et quand ils vont là-bas, ils ne voient pas les singes. Aujourd’hui, les singes sont allés plus loin parce qu’ils ont peur. Je vais discuter avec les villageois, c’est ça aussi qui est le problème parce qu’il ne faut rien imposer.   Dans la gestion moderne, on n’impose rien. Il faut le faire avec le consentement des concernés, des villageois.  Et souvent, ils ne sont pas tous d’accord, il faut négocier.  Et la négociation peut durer des années pendant ce temps, toi ton mandat est fini. Quant au village des potières, ça, je crois que j’ai commencé à réfléchir. J’ai fait une ouverture de voie le mois passé. Une voie qui relie Motiamo à Soko. Donc les gens de Motiamo ne seront plus obligés de passer par Bondoukou pour aller à Soko ou à Sampa. Votre séjour est tellement juste que vous ne pouvez même pas visiter le marché de Sampa au Ghana parce que c’est lundi leur jour de marché. C’est à 14 kilomètres de Bondoukou et à 6 kilomètres de Soko le dernier village frontalier. Surtout que je suis en partenariat   avec le maire de Sampa.

S’agissant des femmes. Chez nous la culture de la vente n’est pas améliorée comme à Katiola. A part les canaris et les ‘‘taliets’’, elles ne peuvent pas faire des pots pour les fleurs comme à Katiola. On va les organiser même s’il faut faire venir les gens de Katiola pour les former. Si vous ne pouvez pas arriver à faire des pots pour les fleurs, vous ne pouvez pas vendre. C’est ce qui fait qu’à Katiola on vend. Ils ont construit la maison des artisans. Les objets d’art peuvent passer. Comprenez-moi, je suis arrivé, j’ai pris la mairie dans une situation très difficile. Je viens de vous dire que la recette annuelle était de 63 millions FCFA. Regardez, 63 millions FCFA, c’est votre recette propre. Vous allez faire quoi avec ça ? Donc on a travaillé jusqu’à la fin. Dès mon deuxième mandat, il faut qu’on atteigne un milliard de FCFA de recette. L’Etat est en train de prendre des dispositions pour nous aider à atteindre cet objectif-là.   Recettes accumulées, impôts, recette propre, subvention de l’Etat, si on met les trois ensembles, déjà on a un budget de 600 millions FCFA. On a alors 400 millions FCFA pour faire un budget d’un milliard FCFA. Un homme doit se fixer des objectifs. Et on se bat pour atteindre ces objectifs. Et ça, c’est ce que le maire de Bondoukou que je suis essaie de faire. Il se bat pour atteindre ses objectifs. On ne peut rien faire sans l’argent. Et donc, il faut se battre pour ça. En faisant du musée qui est là, une salle d’exposition, ça c’est pour les gens de la culture. Ceux qui veulent présenter quelque chose surtout qu’il aura beaucoup d’étrangers et de touristes là. Si les visiteurs viennent, ils iront manger dans des restaurants et prendre un café moderne là-bas. Il y a une banque qui est déjà ouverte. La banque des retraités. Il y a plusieurs banques qui ont déjà déposé leurs demandes. On va ouvrir encore une autre banque et des guichets automatiques. Je suis en train de faire un petit « Cap Sud » à Bondoukou ici. Il faut rêver. Maintenant aussi, celui qui ne rêve pas, va toujours rêver devant sa porte. Le budget va nous amener à ressortir, à améliorer la culture de chez nous. Les Brons, les koulango, les sénoufo, les Nafana, les Lobi, les Daiga sont tous là. Tous ceux-là, sont des gens du nord qui sont descendus. D’autres sont restés ici et ils ont continué encore au Ghana. Il y a même un quartier ici qu’on appelle Djiminisso. Ce sont des Djiminis et comme ce sont les premiers qui sont arrivés, sinon, c’est le groupe sénoufo. Il y a encore un quartier qu’on appelle Wantchi, c’est des Djimini et à Koumassi il y a un quartier Djiminisso. Mais c’est un quartier des senoufos qui sont partis de chez nous ici. C’est Samory qui est venu tout mélanger. Ils sont descendus, ils sont allés très loin.

S’agissant de l’autonomisation de la femme, je suis en train de réfléchir avec les spécialistes. J’ai invité la direction régionale de la Femme et de l’Enfant pour m’aider à réfléchir. Mais, jusqu’à présent, les femmes de Bondoukou n’arrivent pas à me dire ce qu’elles veulent faire. Et comme elles sont à la frontière, elles veulent toutes faire du commerce. Elles ne veulent rien faire si ce n’est pas le commerce. Le maire est venu, il a mis 10 millions FCFA à la COOPEC. Pour moi, il était plus alléchant de même que pour la première Dame. Même les frais de banque, j’ai demandé à la banque de prendre sur le compte que j’ai ouvert. Donc on a donné des prêts aux femmes pour faire des activités.  Mais elles sont venues nombreuses. Si vous dites que demain, on vous donne prêt, ces mêmes femmes qui n’ont pas pu rembourser, vont venir encore dormir devant votre bureau. Et donc dans ce cas, il faut impliquer les spécialistes pour réfléchir sur le projet afin que ça soit plus efficace.

Qu’est-ce qu’il faut d’autres pour aider réellement ces femmes ?

Je leur dis de faire de l’élevage. J’ai dit à l’ANADER de me sortir un peu les plans et les projets. J’ai dit à mes sœurs de Bondoukou que l’élevage peut vous rendre autonomes surtout que vous êtes dans une ville musulmane. Chaque jour que Dieu fait, il y a sacrifice de poulets et de moutons. Donc les gens vont acheter le poulet et le mouton. L’élevage n’est pas seulement réservé aux hommes. Ailleurs, on a vu des femmes faire de l’élevage. Elles veulent aller seules alors que dans la gestion moderne, les ONG ne veulent plus financer des individus. Si on arrive à résoudre le problème des femmes, la ville sera un peu moderne. Si on arrive à résoudre le problème des jeunes, ce sera une ville moderne. Les jeunes aussi, leur problème c’est qu’ils veulent tous devenir acheteur d’anacarde. La campagne de l’anacarde dure trois mois. Ça ce n’est pas du travail garanti. C’est là que j’ai des difficultés. Les jeunes, c’est difficile de les amener à travailler. Ils se plaignent que les gouvernants, les aînés et leurs patrons ne font rien pour eux. La BAD dit de demander à ma jeunesse de présenter leurs projets qu’elle va financer. Depuis que nous avons tenu la réunion, aucun jeune n’est revenu me voir pour entreprendre un projet. Or, la Bad revient en Janvier 2019 pour faire le bitume jusqu’au Ghana. Et donc ils vont profiter pour aider les groupements de femmes et des jeunes. J’ai aussitôt convoqué une grande réunion pour dire aux jeunes et aux femmes que voilà une bonne occasion. Mettez-vous ensemble, si vous voulez faire quelque chose et que vous ne pouvez pas monter le dossier, venez me voir et moi je vais financer les frais du cabinet qui va monter votre dossier. Jusqu’à présent, on ne m’a rien dit encore. Je vais les appeler encore. Sinon c’est une bonne occasion.

Monsieur le maire, aujourd’hui, vous avez une ville que vous comptez moderniser, si vous voulez convaincre les opérateurs économiques pour investir dans votre ville, quels sont les arguments que vous devez avancer ?

Bondoukou est un grand carrefour. Bondoukou est plus proche du Ghana que les autres villes frontalières. Bondoukou est plus proche du Burkina que Bouaké. De Bondoukou, vous pouvez aller plus facilement au Burkina et au Niger. Vous pouvez aller facilement au Ghana parce que la première commune du Ghana est à 14 kilomètres de Bondoukou. Donc pour dire aux opérateurs économiques que Bondoukou est un grand carrefour. Bondoukou est une ville d’avenir. Avec la construction de l’Université qui s’annonce, Bondoukou va bouger. Bondoukou aura le plus grand Lycée de jeunes filles avec 500 filles à l’internat et 700 filles à l’externat. Le maire a donné près de 100 hectares à la zone industrielle. Ce qui est déjà un acquis. Nous sommes en train de prendre attache avec le ministère de l’Industrie. Le maire est en train de faire des ouvertures de voies. Donc en venant d’Abidjan, vous n’avez pas besoin de rentrer en ville parce que j’ai fait deux voies de dégagement qui sortent sur la route de Bouna et qui continue au Burkina ou sur la route de Soko pour aller au Ghana sans rentrer en ville pour vous mettre dans des petites difficultés. Et donc le maire a réservé cela. En plus, Bondoukou n’est pas une ville saturée. Vous avez encore des terrains pour construire. Et les terrains de Bondoukou ne coûtent pas chers. Vous verrez que les terrains de Bondoukou sont 20 fois moins chers que les terrains des autres villes. Je m’engage à aider les opérateurs économiques à s’installer à Bondoukou sans difficulté.

Monsieur le maire, le sport dans votre cité. Nous avons visité vos infrastructures sportives, l’omnisport de Bondoukou. Je constate que vous avez envie de ressusciter le Sacraboutou sport de Bondoukou.  Au cours de votre deuxième mandat allez-vous ressuscitez cette équipe ? Quelle sera la place du sport au cours de ce second mandat ?

Vous avez vu déjà deux terrains Omnisport. Donc c’est dire que le maire annonce déjà ses ambitions. On participe déjà au championnat du handball. Je veux participer aux championnats du volleyball, du Basketball et même du Maracana. C’est pour cela que le maire a investi dans le terrain Omnisport. Le Sacraboutou, c’est la seule équipe qui est nationale. Bondoukou ne s’est pas réuni comme ça pour dire Sacraboutou National. C’est en 1968 au cours d’un match amical avec une équipe Européenne que Sacraboutou a fait sensation. Les journalistes sur place ont dit du Sacara National. Je vais demander à Eugène Dié Kacou de me dire exactement comment ça s’est passé parce que on n’a pas pu finir d’écrire l’histoire de cette équipe. C’est ce jour que les journalistes ont dit le Sacraboutou National. Mais depuis quelques temps, le Sacraboutou National a des difficultés parce que le championnat même de Côte d’Ivoire est devenu un peu bizarre. C’est coûteux et c’est bizarre. Non seulement toutes les équipes sont restées à Abidjan parce que personne n’a les moyens de s’occuper d’une équipe.  Mais l’équipe n’est pas une équipe résidente, vous ne pouvez pas faire de miracle. Tout le monde est à Abidjan où vous êtes obligés d’embaucher ou de recruter des joueurs mercenaires. Ils viennent jouer et ils prennent leur argent pour partir. Donc personne ne joue avec son cœur. Alors que les Kobéna Kouman, les Téhua, les abdoulaye Gbané, le Stade a remporté la coupe avec Abdoulaye Gbané. Tout ce groupe-là qui étaient de grands joueurs sont passés par Bondoukou. C’est parce que ceux-là ont joué avec leurs cœurs. Vous voyez mon budget, aujourd’hui si je dois m’occuper d’une équipe, je ne pourrai pas construire une seule salle de classe. Or il y a beaucoup de choses à faire. Il faut donc faire un choix. Il faut déjà préparer l’avenir. Moi, j’ai marqué la rupture et après nous, c’est d’autres jeunes frères qui viendront après. Mais, s’il n’y a pas d’école, ces jeunes ne pourront pas être à cette place. Pour avoir une ville émergente et moderne, il faut des enfants cultivés qui peuvent lire et s’exprimer en français. C’est pour cela nous avons axé nos actions sur l’école d’abord jusqu’à ce qu’on nous dise qu’à Bondoukou, il n’y a plus de problème de classes. Et ça, c’est mon objectif.  

 

Entrtien réalié par l’UPL-CI  à l’issue de sa « CARAVANE –DECOUVERTE » à Bondoukou  

 

Côte d'Ivoire / Plus d'une semaine après le bureau politique du PDCI à Daoukro, Bédié nomme de nouveaux vice-présidents

mercredi, 03 octobre 2018 00:00 Écrit par

Après avoir reprise le contrôle de son parti suite à son « divorce » avec le RDHP unifié de Ouattara, Henri Konan Bédié poursuit la restructuration de sa direction.

Ainsi donc, l’ancien président ivoirien vient de procéder à la nomination de nouveaux vice-présidents. Selon un document transmis ce mercredi par une source proche de son cabinet, nous apprenons l’entrée à la vice-présidence des personnalités suivantes : 

Aby Raoul, Adam Yéboua Patrice, Ezan Akéle, Babacauth Koffi Dongo, Georges Ezaley, Gosso Yabayou Alphonse, Thomas Kobenan Tah, Kouamé krah Joseph, N’Dohi Yapi Raymond, N’Gouan Jérémie Alfred, Ernest N’koumo Mobio, Sombo Yapi Jean Claude et Véi Bernard.

La désignation de ces personnalités à vice-présidence du PDCI fait suite au bureau politique du 24 septembre dernier, portant prolongation du mandat du Président du Parti et surtout vu les nécessités de service du moment, nous a-t-on précisé.

Donatien Kautcha


 

Affrontement FESCI-Police / Un étudiant de l’université méthodiste écroué à la MACA

mardi, 02 octobre 2018 00:00 Écrit par

Injustement arrêté, mardi 11 septembre 2018, devant son établissement, l’université méthodiste, théâtre d’un affrontement entre la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) et la Police nationale, Traoré Aboubakar Sidick (20 ans), étudiant en Licence 1 à la faculté de sciences économiques et de gestion, est condamné à trois mois d’emprisonnement. 


Au mauvais endroit, au mauvais moment, Traoré Aboubakar Sidick l’était dans la matinée du mardi 11 septembre 2018. De retour des congés d’Abengourou, lundi 10 septembre, Traoré Aboubakar Sidick, étudiait pour la deuxième session de ses examens de fin d’année. Le domicile de son tuteur, Pasteur Zamé, est contigu à l’université méthodiste, une école confessionnelle. Vêtu d’une culotte, d’un tee-shirt, des cahiers dans les mains, Traoré Aboubakar Sidick franchit à peine le portail de l’internat (MAPE) situé à quelques encablures de l’université Félix Houphouet Boigny (FHB) de Cocody. Il était loin de s’imaginer des affrontements entre militants de la FESCI et les policiers du Groupement Mobile d’Intervention (GMI) que rien ne présageait. En situation défavorable face à l’intifada des étudiants Fescistes, car repoussés à l’extérieur de l’université FHB, les policiers jettent leur dévolu sur tous les passants. Voulant absolument tenir la dragée haute à leurs adversaires du jour, les policiers saisissent le jeune homme à la ceinture et le font monter manu militari dans leur cargo malgré l’opposition des riverains (le vigile de l’université méthodiste et des jeunes qui font les photocopies). Une semaine plus tard, il est conduit au grand pénitencier d’Abidjan (MACA), condamné à trois fermes d’emprisonnement suite à une audience au cours de laquelle le procureur soutient qu’il est membre de la FESCI sans fournir les preuves d’une telle allégation. Son tuteur, le pasteur Zamé aura beau plaider son innocence, mais en vain. C’est la croix et la bannière pour ses parents qui ne savent plus à quel saint se vouer. Sa mère Sokonan Sylla, jointe par téléphone, affirme mordicus que cette école confessionnelle n’accepte nullement des mouvements estudiantins tels que la FESCI. Impossible donc que son fils soit mêlé à une quelconque grève de ce mouvement.


Des rafles tous azimuts


Traoré Aboubakar Sidick n’est que l’arbre qui cache la forêt. Cette folle journée du mardi 11 septembre 2018 a été préjudiciable à Diallo N’guessan Djibril, nouveau bachelier. Le baccalauréat A en poche, Djibril n’aura même pas eu le temps de s’accoquiner avec le célébrissime mouvement estudiantin (FESCI). Il attendait religieusement les résultats de son orientation prévus samedi 15 septembre. Sa sœur aînée, Touré Yolande, revient sur les circonstances de son arrestation. « Je devais signer les documents de son petit frère en classe de Première A au lycée classique d’Abidjan qui lui permettraient d’acheter sa carte de bus. Empêchée, j’ai confié cette tâche à Djibril. C’est là qu’il a été arrêté. », a-t-elle indiqué. Comme elle, détresse, angoisse et déprime rongent les parents de Kone Youssouf Aziz, étudiant en première année à la faculté d'agriculture tropicale option animale aux cours LOKO et de Danho Junior kamel, étudiant en Licence 2, en faculté de sciences économiques et de gestion(UFHB)


CYRILLE NAHIN

Côte d'Ivoire / Depuis Yamoussoukro, 30.000 agents des forces de l'ordre annoncées par la CEI pour la sécurisation des locales 2018

mardi, 25 septembre 2018 00:00 Écrit par
 Le corps préfectoral ivoirien a été sollicité, ce jour par le ministre de l’Intérieur pour apporter son appui à l’organisation de l’élection couplée des municipales et régionales.


Sidiki Diakité a eu un entretien avec ses collaborateurs à Yamoussoukro en présence des responsables de la Commission électorale indépendante (CEI) au cours de laquelle, il a invité le corps préfectoral à s’impliquer dans l’organisation de cette élection car elle est « historique »

Côte d'Ivoire :  Depuis Yamoussoukro, 30.000 agents des forces de l'ordre annoncées par la CEI pour la sécurisation des locales 2018

«Demeurez attentifs aux sollicitations de la CEI et apportez lui tout votre concours,» a déclaré Sidiki Diakité.

Il a annoncé que ce scrutin revêt d'une importance capitale et constitue un nouveau départ pour la Côte d’Ivoire et la réussite de son organisation dépend en partie des Préfets.

«Nous sommes convaincus que vous nous apporterez l’appui nécessaire pour que ces élections soient paisibles. Nous comptons sur vous pour que tout se passe dans la plus grande sérénité,» a ajouté le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité.

Au nom de la CEI, son vice-président, Alain Dogbou a invité les potentiels candidats de tous bords politiques, à taire leurs querelles intestines pour des élections apaisées.

Alain Dogbou a annoncé que ce sont plus de 30000 agents des forces de l’ordre, policiers, militaires, gendarmes qui seront déployés sur le territoire national pour la sécurisation du scrutin.

Par ailleurs, il faut rappeler qu’avant cette rencontre, le ministre Sidiki Diakité a présidé à Yamoussoukro, un atelier organisé à l'intention des Préfets de police et s'est rendu par la suite à Bouaflé pour soutenir les populations sinistrées des inondations.

Wassimagnon