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jeudi 15 novembre 2018
Photos: DR Source: koaci

Côte d'Ivoire / Depuis son exil, Ahoua Stallone lâche une bombe « Blé Goudé paye le prix des voyous qui voulaient tenir tête à la rébellion »

L’ex membre de la galaxie patriotique,Ahoua Stallone aujourd’hui en exil, dans un entretien accordé à KOACI vendredi via Internet s’est prononcé sur l’actualité socio-politique du pays.

L’ancien président du défunt club Hiré FC, a passé au peigne fin toutes les questions d’actualité en soulignant que si son camarade Charles Blé Goudé s’est retrouvé à la Haye, c’est par la faute de ceux que la CPI qualifie de milices.

«Blé Goudé paye aujourd’hui le prix fort de tous ces voyous et bandits de grands chemins qui se faisaient passer pour des combattants armés capables de tenir tête à la rébellion juste pour extorquer des fonds au honnêtes citoyens mais qui en réalité n'avaient pas un seul couteau », a-til indiqué.

Ci-dessous l’intégralité de l’entretien accordé par Ahoua Stallone à KOACI…


KOACI : Comment pouvez-vous expliquez votre long silence constaté ces dernières années ?


Ahoua Stallone : Permettez-moi avant de répondre à votre préoccupation de saluer tous nos frères et sœurs qui viennent de bénéficier de l'ordonnance d'amnistie du chef de l’état Alassane Ouattara. Je voudrais humblement saluer cette décision et prier pour que le Président Ouattara la transforme rapidement en une loi d'amnistie. Je m'en réjouis énormément parce que cela faisait partie de nos griefs contre le pouvoir en place. Il lui faut maintenant se pencher sur le cas des militaires. Je salue la sortie de prison de l'ex première dame Mme Simone Ehivet Gbagbo. Je me rappelle encore mon entretien en 2014 avec Monsieur Diané Mamadi, ex conseiller spécial du chef de l’état lors de leur passage à New- York qui m'avait rassuré sur le cas de l'ex première dame. Je ne vais pas m'étaler sur le contenu de notre entretien mais je me rends juste à l’évidence que sur le point de la première dame, cette maxime selon laquelle en Afrique, on n'humilie un chef et son épouse a été respectée. Je rends gloire à Dieu pour ce geste en faveur de notre maman. Je voudrais ensuite présenter toutes les condoléances aux familles de tous ces cadres de l'ancien régime qui meurent de façon inexplicable à commencer par celle de l'ancien DG du port Gossio Marcel, l'une des références de la stabilité de notre économie sous le Président Laurent Gbagbo, Celle du professeur Abou N'dori et de tous ces hauts cadre du Fpi morts tantôt en exil, tantôt au pays.
Pour revenir à votre question, je pense simplement que cela fait juste 3 petits mois que je me suis gardé de parler sur la place publique dû au fait que je suis en mission pour le compte d'un organisme international. Je veux juste éviter les interactions et les mauvaises interprétations. Vous êtes journaliste ; Vous savez vous même que je bouge beaucoup et qu'aussi je fais la plupart du temps le compte rendu de mes déplacements que ce soit en Amérique, en Europe ou en Afrique.

KOACI : Lors de votre dernière sortie vous avez réagi à une déclaration de l’ancien ambassadeur de la Côte d’Ivoire à l’ONU, Alcide Djédjé, pouvez nous en dire plus…


A.S : Vous êtes le énième journaliste à me poser cette question. Je sais que cela dénote de votre volonté d'en savoir plus sur cette affaire. Le Ministre Alcide Djédjé est un ainé que je respecte. Ma réaction n'a rien à avoir avec sa nouvelle orientation politique. Je dirais ce que je sais de l’évolution de la crise postélectorale dès que j'aurai fini ma mission. Croyez-moi, il y aura à boire et à manger.

KOACI : Vous aviez annoncé votre participation à la présidentielle de 2015 et aux législatives de 2016, après il n’y plus eu de suite, qu’est-ce qui n’a pas marché ?

A.S : Sur les élections Présidentielles de 2015, je l'ai dit au risque de me répéter que nous n’étions pas prêts pour certaines raisons que je ne vais pas avancer ici. Une chose était cette volonté de contribuer à changer les choses dans notre pays mais une autre était les soutiens extérieurs qui estimaient que nous n’étions suffisamment préparés. Nous avons eu du temps pour affûter nos armes et pensons qu'en 2020 personne ne pourra nous faire reculer. Pour les législatives de 2016, ma liste est venue en 2ème position derrière le candidat du Rhdp, devançant celui du Fpi et les indépendants malgré mon absence et les fraudes orchestrée sur lesquelles je ne compte pas revenir.

KOACI : Quelle est actuellement l’actualité de l’homme politique que vous êtes ?

Je continue mes activités de paix dans le monde à travers des colloques, des séminaires. Nous venons de finir un séminaire au Mexique sur la paix dans le monde suivi d'un match de Gala pour la paix dans le monde avec les footballeurs Ronaldinho, Paolo Rossi, Luis Figo, Zambrotta, Puyol...Il faut noter que nous avons été promus Secrétaire Général pour tout le continent Africain pour le compte de l'OMPP(organisation Mondiale pour la paix).
La paix est donc notre credo. Les ivoiriens nous ont vu à l’abordage lorsque nous étions au pays. Je suis aussi consultant pour des investisseurs pour les pays Africains qui souhaitent des investissements en PPP ou même en BOT.A ce niveau, je suis en contact avec pour le moment avec 2 à 3 chefs d’état qui sont intéressés par ces hommes d'affaires, entreprises et banques de premier ordre….Cela dit, je continue mes activités politiques avec notamment des rencontres de haut niveau que ce soit en Amérique, en Europe, en Asie ou en Afrique sans oublier bien sûr le travail sur le terrain avec nos représentants en vue des élections présidentielles de 2020 pour laquelle nous sommes en train de mettre en place une plateforme composée de mouvements politiques, de leaders d’opinion, de la société civile…Elle va voir le jour bientôt. Aider aussi les démunis est un projet que nous avons longtemps mûri. Un des facteurs sera de mettre en place la Bourse Ahoua Stallone dès la rentrée 2019/2020.Cette bourse sera essentiellement mise en place pour permettre à nos parents démunis de bénéficier de bons de prises en charge scolaire, de cash pour les inscriptions de nos petits frères et sœurs du primaire au secondaire. Bref, nous comptons mettre toute notre expertise en jeu pour le bonheur de nos parents.

KOACI : Quelles seront vos ambitions une fois de retour au pays ?

A.S : Je n'ai jamais eu un problème de retour. Je n’étais pas poursuivi non plus. Le Président Ouattara m'avait même demandé de rentrer lorsque j’ai eu l'honneur d’être reçu par lui. Je suis resté simplement solidaire de tous ces frères et sœurs exilés tantôt au Ghana, Togo, Liberia, Mauritanie, Sénégal, Guinée Équatoriale, Afrique du Sud…..J’ai même rencontré des ivoiriens réfugiés au Rwanda. Certains sont allés en exil simplement par faciès. Beaucoup parmi ces réfugiés ne savent rien de la politique. Ils sont simplement tombés sur le coup de leur appartenance ethnique, de leur proximité avec des parents proches de l'ancien régime. Quand tu es conscient et que tu partages la douleur de tous ces hauts fonctionnaires qui croupissent sous des bâches attendant la pitance du jour avec en prime, des enfants qui ne vont plus à l’école par faute de moyens ; Il faut être sans cœur pour ne pas être solidaire deux. Les choses semblent ostensiblement évoluer. Nous pourrons éventuellement réfléchir à un probable retour pour participer à notre manière au développement de notre pays et surtout participer à la réconciliation et à la cohésion nationale. Se mettre au service de notre nation. Contribuer à la paix et à la cohésion sociale et au développement est notre premier soucis. Le peuple a trop souffert du politique qui pour des ambitions personnelles est prêt à le jeter au rébus. Il faut donc que chacun joue sa partition pour briser le mur de méfiance qui s'est installé. Notre première volonté sera la recherche et la consolidation de la paix tant recherchée par tous au moment où des signes d'une insoupçonnée crise se profilent à l’horizon, il faudra que chacun donne du sien pour que la pauvre population vive en paix et que les problèmes politiques se règlent dans un cadre politique…..
Nous rentrerons avec une main sur le cœur et l'autre chargée de rameaux malgré tout ce qui s'est passé avec le vol, la destruction et l'expropriation de nos biens et de tout son corollaire.il nous faut mettre fins aux comportements incontinents qui ne font pas honneur à notre pays.

KOACI : Quels sont aujourd’hui vos rapports avec Blé Goudé et vos camarades de l’ex galaxie patriotique ?


A.S :Blé Goudé paye aujourd’hui le prix fort de tous ces voyous et bandits de grands chemins qui se faisaient passer pour des combattants armés capables de tenir tête à la rébellion juste pour extorquer des fonds au honnêtes citoyens mais qui en réalité n'avaient pas un seul couteau. Il paye aussi pour les propos et pour des comportements aux antipodes de la démocratie de certaines personnes qui aussi se faisaient passer pour des leaders de cette nébuleuse, ce fourre-tout appelée Galaxie patriotique. Donc ne pas lui être solidaire serait une insulte à la morale. Ensuite, j'ai été son collaborateur. Vous comprenez combien de fois je ne peux que le conformer à la bienséance. Ceci dit nos rapports sont au beau fixe. La preuve, je suis allé le voir à la Haye. Je vais y repartir bientôt. Les conditions et mes déplacements souvent font que nous ne nous parlons pas constamment mais je reste solidaire de cet innocent qui croupit injustement en détention au Côté de notre père à tous le Président Laurent Gbagbo qui ne peut même pas faire du mal à une mouche et qu'on essaie de déshumaniser et diaboliser simplement à cause des intérêts en jeu. C'est vraiment déplorable et inquiétant pour notre pays. En ce qui concerne les autres camarades de l'ex galaxie, nous échangeons constamment avec la plupart des camarades de l’Alliance de la jeunesse pour le sursaut National dont nous étions membre et de certains leaders de ladite galaxie, notamment avec ceux qui ont une vision pacifique pour notre pays. A l’opposé, nous avons coupé tous les contacts avec tous ceux qui ne jurent que par la violence.

KOACI : Votre avis sur le procès de Blé Goudé et Laurent Gbagbo qui reprendra le 
12 novembre prochain à la Haye…


A.S : J'aurai voulu que la question soit: Quel est votre avis sur ce juridisme abscons? Pour emprunter le mot au Président Bédié. Et bien il faut que le droit soit dit pour libérer la côte d’Ivoire au 2/3.Il faut que le droit soit dit pour que la CPI nous aide à aller à la réconciliation. Je l'ai dit aux enquêteurs de la CPI qui souhaitaient m'interroger sur les évènements qu’a connus notre pays. Ils savent bien que nous étions dans une crise postélectorale.2 candidats revendiquent la victoire et leurs partisans s'affrontent. Avant la côte d’Ivoire, pour rester dans le contexte, le Kenya avait connu cette même crise postélectorale avec d'une part le Président Kibaki et l'opposant Rayla Odinga.Le Kenya avait déploré malheureusement de nombreux morts dans les 2 camps. Mais pour la côte d’ivoire, il fallait l'adapter au nouvel ordre mondial. Ce n'est pas saint. Ce n'est pas honnête. Il y a eu des morts dans les deux camps. Je présente encore mes condoléances aux familles éplorées. Pourquoi décide-t-on de régler des comptes à un seul camp? 82 témoins considérés comme étant des témoins à charge qui sont venus décharger les présumés coupables. La CPI est dans un jeu, c'est pourquoi j'exhorte nos camarades à être moins vindicatifs pour ne pas influencer ce procès. Tous nos gestes et pas sont passés au peigne fin juste pour retarder ledit procès. Je suis confiant que la vérité éclatera au grand jour et que ces deux fils du peuple détenus injustement fouleront bientôt la terre de leurs ancêtres.

KOACI : Le dernier scrutin en Côte d’Ivoire a été émaillé de violences avec à la clé cinq morts. Quels commentaires cela vous inspire ?


A.S : Encore des morts à la suite de simples élections locales. La violence s'est encore invitée dans les élections dans mon pays. La question qui devra être aussi celle à poser à la CPI est: Qui est responsable des violences en côte d’Ivoire. Le Président Laurent Gbagbo et le Ministre Charles Blé Goudé qu'ils accusent d’être les instigateurs de la violence postélectorale sont en détention à la CPI avec des appels strictement contrôlés. Et pourtant à la suite d’élection, avec la même commission électorale dite indépendante, il y a eu encore des violences. Je suis heureux qu’avant le procès du 12 octobre prochain, les juges se soient fait une opinion de ce qui s'est réellement passé dans notre pays. C’est simplement dommage que la population en paye le lourd tribut.

KOACI : Avec ce que l’on a vu lors des élections locales du 13 octobre dernier, certains observateurs craignent le pire en 2020, être vous d’avis ?


A.S : C'est pour cela que tout le monde réclame une Cei consensuelle. Si celle qui est en ce moment en place dont la quasi-totalité des personnes qui la composent sont issus de celle qui a endeuillé la côte d’Ivoire en 2010, ce sera la catastrophe. Je pense pour ma part que Youssouf Bakayoko n'a même pas besoin qu'on lui demande de partir.je l’invite à rendre lui-même sa démission pour l'honneur. Il sait en âme et conscience qu'il a faite trop de mal à la côte d’Ivoire. Là encore, je ne souhaite plus revenir sur ce qui s'est passé en 2010.De la proclamation des résultats en dent de scie à sa réclusion à l’hôtel du golf. Tout cela c'est du passé. Pour éviter d'embrasser la côte d’Ivoire, nous nous garderons de dire certaines choses. Il est temps qu'il rende lui-même le tablier. Le Ministre Tagro l'avait conseillé au Président Laurent Gbagbo pour sa supposée probité mais hélas, mille fois hélas.

KOACI : La sortie de prison de Simone Gbagbo une chance pour le FPI de revenir au pouvoir en 2020 ?

A.S : Il serait mieux de poser cette question à l’intéressée. Lors d'un séjour en France, une haute personnalité politique française m'a lancé ceci: Si le Fpi ne se réconcilie pas et qu'il n'y a pas de consensus au niveau de l'opposition ; même si Ouattara est un dictateur, nous préférerons un dictateur qui préserve nos intérêts. Je pense pour ma part que c'est sibyllin.

C'est pour tout ça qu'il faut que la société civile s'organise pour hisser à la tête de la côte d’Ivoire un réconciliateur. Une personnalité éprise de paix et d’amour pour son prochain pour bâtir notre pays dans la concorde.

KOACI : Dans la crise qui oppose les deux tendances on vous taxe d’être un pro Affi. Que répondez-vous ?

A.S : ce serait une insulte de me taxer de partisan d'une branche du Fpi alors que nous avons créé avec des amis notre propre parti politique qui est le MDCI.
Candidat déclaré en 2015 aux élections Présidentielles, nous avons demandé à nos partisans, après le rejet de notre candidature par la cour suprême, de voter pour celui au niveau de la gauche qui nous paraissait capable de rivaliser avec le Président sortant. Nous avions refusé de soutenir l'autre coalition dans laquelle des personnes qui avaient une responsabilité dans la déportation du Président Laurent Gbagbo faisaient partie. Certains membres de cette coalition l'avaient même abandonné en pleine crise postélectorale. D’autres l’avaient combattu ouvertement. C’était quand même aberrant que des personnes se réclamant proches de Laurent Gbagbo prennent fait et cause pour la CNC. Notre position était donc claire mais uniquement dans le cadre des élections présidentielles de 2015.

KOACI : Comment réconcilier les deux tendances du FPI à deux ans de la Présidentielle de 2020 ?


A.S : Je me suis déjà prononcé longuement sur cette question. J'en ai parlé longuement au téléphone avec le premier Ministre Affi N'Guessan qui n'y était pas opposé. J'avoue que c’était juste une suggestion.
Les 2 chefs des 2 tendances acceptent des postes de premier et deuxième vice-présidents et accepte Le Président Fondateur du Fpi, Laurent Gbagbo occupe le poste de Président.
Le Premier Ministre Affi N'Guessan m'a dit en son temps qu'il n'y était pas opposé. Les choses ont évolué entre temps.

KOACI : Un dernier mot…


A.S : Il faut que notre pays renoue véritablement avec la paix. Il nous faut éviter de remuer le couteau dans la paix. Je vais vous faire une confidence. Tous mes collaborateurs me rappellent chaque jour ce songe que j'ai fait en 2015 dans lequel la voix que j'ai entendu dans mon songe me disait ceci: Je donne deux ans de répit à ce pays. Nous avons compté jour pour jour et le dernier jour du répit était le jour où les soldats de Ouattara lui ont réclamé leurs primes. Beaucoup d’autres songes que je fais attestent de ce qui nous attend. Je m’arrête là. Je ne veux pas paniquer nos parents. Il nous faut prier sincèrement et surtout nous repentir si nous voulons voir la côte d’Ivoire nouvelle. Que Dieu bénisse ce beau pays.

Interview réalisée via internet par Donatien Kautcha depuis Abidjan

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