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jeudi 15 novembre 2018
Source: http://www.lhorizoninfo.com | ph: DR

Dédicace / Geoffroy-Julien Kouao sort ‘‘Le Premier ministre, un prince nu’’

Geoffroy-Julien Kouao, analyste, politique et écrivain a procédé, samedi 24 février 2018 à Abidjan, à la dédicace de son troisième essai intitulé ‘‘Le Premier ministre, un prince nu’’, repenser la nature du régime politique ivoirien. La nature du régime politique influence la gouvernance politique et est gage de stabilité politique ainsi que d’alternance pacifique au pouvoir d’Etat. De ce postulat, part Geoffroy-Julien Kouao qui regrette un exécutif ivoirien formellement tricéphale, mais factuellement monocéphale en raison de l’exclusivité du pouvoir au président de la République. Et ce, contre une Primature surabondante car dépouillée de ses prérogatives.


« L’instauration de la primature dans le dispositif constitutionnel et institutionnel ivoirien et africain procède d’une conjoncture politique. Sinon dans le régime présidentiel, il n’y a pas de Premier ministre. Le président de la République est le chef du gouvernement. Le Premier ministre est issu du Parlement et a l’entièreté du pouvoir. Sous nos tropiques, il ne dirige pas l’action gouvernementale, c’est-à-dire la politique nationale, le pouvoir décretal (le décret), la responsabilité de l’armée et de l’administration. En Côte d’Ivoire, on a essayé de copier la France, mais on n’est pas allé loin. Le seul pouvoir que reconnaît la Constitution au Premier ministre, c’est de coordonner l’action gouvernementale, ce qui est purement administratif. », a-t-il expliqué.
Comme solution, l’écrivain propose soit un renforcement du système présidentiel débarrassé de la Primature ou l’instauration d’un contrepouvoir constitutionnel tel que le Parlement devant lequel le président de la République est pénalement responsable. « La haute Cour de Justice qui devait jouer ce rôle de juger le président de la République n’a jamais existé. Houphouet, Bédié, Guéi, Gbagbo et Ouattara n’ont daigné mettre en application cette disposition constitutionnelle. », regrette-t-il.

Cyrille NAHIN


 

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