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jeudi 15 novembre 2018
Source: http://www.lhorizoninfo.com | ph: DR

Génocide Rwandais / L’opération humanitaire française visait à remettre le gouvernement en place

Dans son livre intitulé ‘‘Rwanda, la fin du silence : un ancien officier raconte’’, dont la sortie est prévue ce vendredi 16 mars 2018, Guillaume Ancel, ex-lieutenant-colonel dans l’opération Turquoise en 1994 au Rwanda révèle que cette expédition présentée comme humanitaire visait en réalité à remettre le gouvernement en place. « L'objectif est de réaliser un raid sur Kigali pour remettre en place le gouvernement hutu, en fuite et soutenu par Paris. Bien loin donc de la mission humanitaire qui sera ensuite mise en avant. », révèle en substance Guillaume Ancel, spécialiste du guidage des avions de chasse qui ne cesse de dénoncer cette opération depuis qu'il a quitté l'armée en 2005.


Ses premiers ordres opérationnels reçus le 22 juin 1994, plus de deux mois après le début du génocide, il est sur la base militaire de Valbonne en France. Le militaire décrit dans les bonnes feuilles de son livre, les premiers mois de l'opération, comme très offensifs. Quatre jours plus tard, les unités françaises sont déployées dans la région. A Goma et Bukavu, dans l'est de l'ex-Zaïre. Le 1er juillet 1994, l'ordre de marcher sur l'ennemi est donné. L'ex-officier de l'armée française raconte que l'objectif est d'empêcher le FPR de traverser la forêt de Nyungwe pour que les militaires tutsis ne prennent pas le contrôle du sud-ouest du Rwanda.


Tout est prêt, mais au dernier moment, un officier stoppe l'opération. Et annonce qu'ils ont passé un accord avec le FPR et que l'armée française va « protéger » une zone que les Tutsis « n'occupent pas encore ». « Ce sera une zone humanitaire ». Guillaume Ancel écrit que c'est la première fois que les soldats entendent ce mot « humanitaire ». Selon lui, c'est l'Elysée qui aurait stoppé in extremis cette opération. Alertée au moment où des avions de chasse se mettaient en marche, la présidence « aurait brutalement pris conscience des conséquences » d'un tel engagement souligne l'ancien officier.

Cyrille NAHIN, avec RFI


 

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