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mardi 16 octobre 2018
Source : lhorizoninfo.com/Photo/DR

Crise du parti unifié au PDCI / La politique du ventre va perdre la Côte d’Ivoire

C’est hallucinant de voir presque tous les cadres du PDCI en poste dans l’administration, basculer du côté d’Alassane Ouattara, c’est-à-dire du nouveau mouvement créé par le ministre Adjoumani Kobenan Kouassi, « Sur les traces d’Houphouët-Boigny ». Un courant visant selon son auteur, à œuvrer à la mise en place d’un parti unifié du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix, RHDP, alors même que son parti, le PDCI, membre de ce groupement politique, « ne permet pas et n’admet pas en son sein des courants formellement constitués ». Et plus, il a déjà clos ce débat à l’occasion du Bureau politique du 17 juin 2018 où, « démocratiquement et souverainement » les militants ont statué sur l’Accord Politique pour la création d’un Parti Unifié dénommé RHDP (…) et il a été demandé « que chacun des militants observe, de façon scrupuleuse, dans la discipline et le respect, les décisions des organes du Parti. » Et la décision majeure, c’était que le PDCI voulait demeurer PDCI et non disparaître et ne parlera de parti unifié qu’après les élections de 2020. Parce que le PDCI aura son candidat à ces joutes.

Mais voilà qu'Adjoumani Kobenan Kouassi, ministre des Ressources animales et halieutiques et ses amis, qui veulent effacer le PDCI, formation mythique d’où est sorti le RDR de Djéni Kobena, au profit du RDR d’Alassane Ouattara, ce dernier candidat présumé à un troisième mandat, créent un courant, pour faire ce que leur parti ne veut pas : "Nous nous engageons à sensibiliser les bases du PDCI pour adhérer au parti unifié", explique Adjoumani le mardi 3 juillet 2018, à l'Ivoire golf-club, à Cocody, au lancement de son mouvement. 

Il s’agit de forcer la main à leur parti ou de le déstabiliser de l’intérieur. Et cela, parce qu’ils veulent faire carrière dans la jouissance étatique grâce à une reconnaissance bien rémunératrice de Ouattara. Et ils étaient nombreux, les ministres PDCI, directeurs, diplomates, etc., à la cérémonie de présentation de « Sur les traces d’Houphouët-Boigny ». Car Ouattara ne cesse d’agiter le spectre d’un remaniement ministériel visant à écarter des éléments qui ne seraient pas favorables au parti unifié, garant de sa longévité à la tête de la Côte d’Ivoire. Alors on renie son parti et on est même prêt à le combattre pour le bonheur de Ouattara qui tient pour l’heure, le cordon de la bourse. Oui, la bourse ! C’est elle qui est si capable de faire perdre son âme à un intellectuel supposé.

Sur les traces de quel Houphouët-Boigny ?

Sur les traces d’Houphouët-Boigny ? Mais sur les traces de quel Houphouët-Boigny ? Quel Houphouët-Boigny n’aurait pas craint de liquider sa propre œuvre, le PDCI-RDA, pour de l’aventure ? Quel Houphouët-Boigny se serait renié aussi aisément ? Quel Houphouët-Boigny se ferait hara-kiri en détruisant sans regret, son instrument de combat historique, qu’il a construit au prix de mille efforts et pendant un demi-siècle ? Sur les traces de quel Houphouët-Boigny Adjoumani prétend être, en semant la zizanie dans sa famille politique ? N’est-ce pas là, une injure à Houphouët-Boigny que de faire croire que le premier Président de la Côte d’Ivoire serait capable d’effacer le PDCI-RDA, l’œuvre de sa vie, héritage de millions de générations, au profit d’Alassane Ouattara ? De quel Houphouët-Boigny parle Kouassi Adjoumani avec une telle légèreté ? On comprend que par ces temps difficiles, l’on peut se tromper de « traces ». Et Adjoumani s’est certainement trompé en prenant les traces d’un caméléon, d’un félon, pour celles d’Houphouët-Boigny, un homme resté constant toute sa vie. La direction du PDCI a bien raison de s’indigner de l’acte de l’ancien porte-parole du président Bédié. 

Les moyens de ses convictions

Voilà l’un des problèmes majeurs que connaît la Côte d’Ivoire ! Des cadres qui, pendant plus de dix ans pour certains, gèrent librement, et même « goulûment » des affaires de l’Etat, mais n’ont pas su épargner ou investir pour financer plus tard leur autonomie, leur fidélité à leur parti et à leurs convictions politiques… Les voilà donc qui chavirent massivement, pour leur confort digestif, sans considérer qu’ils mettent ainsi en difficulté leur président, Henri Konan Bédié. Quand ils agissent ainsi, ne voyant que leurs intérêts matériels, alors que Ouattara, pour lequel ils n’ont plus de lucidité, plonge le pays dans le 36e dessous, que peut-on espérer de cette catégorie de cadres ? Que Ouattara brade la Côte d’Ivoire, qu’il la donne à un franc symbolique à des amis d’ici et d’ailleurs, cela ne les offusque aucunement pas, tant que leurs avantages seront saufs. 


A qui irions-nous donc, comme dirait l’autre, si le pays finance les études de ses enfants pour l’aider à soigner ses intérêts, sauver son honneur, sa souveraineté, assurer son développement et le protéger en toutes circonstances, et qu’au lieu de cela, ceux-ci le trahissent de la sorte ? A qui irions-nous ? 

C’est là, la différence entre les cadres pro-Gbagbo et certains qu’on peut trouver dans tous les partis politiques, citoyens véritablement de conviction, et ces personnes guidées par autre chose : le diktat de la panse. Car ils sont nombreux ces cadres qui, depuis le 11 avril 2011, sont écartés de l’activité rémunératrice, et même jetés en prison ou en exil. Ils sont maltraités, affamés, parce que FPI et/ou pro-Gbagbo, mais ils restent fidèles à leur parti, leurs convictions et leur combat aux côtés de leur leader Laurent Gbagbo.

C’est du côté de cette catégorie de cadres que se trouve l’espoir. Sinon, cette crise du parti unifié à laquelle nous assistons au PDCI-RDA, bâtie autour de la politique du ventre, risque de perdre toute la Côte d’Ivoire.

EUGENIE DALLO

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PDCI-RDA : Le ministre Adjoumani s’adresse aux militants à propos de "Sur les traces d’Houphouët Boigny"

 

Alors qu’un Conseil de discipline se tenait, ce jeudi 5 juillet 2018, à la Maison du parti à Cocody, pour décider certainement du sort de certains militants, le ministre des Ressources animales et halieutiques qui a présidé, le mardi 3 juillet 2018, la cérémonie de présentation de ''Sur les traces d’Houphouët Boigny'', un courant qu'il a créé, s'est senti «obligé de se plier à cet exercice pédagogique pour rappeler, expliquer et repréciser les motivations réelles et profondes ainsi que les objectifs de ce mouvement ».

Des propos pleins d’amalgames, de contre-vérités, d’injures, de mépris et de menaces, voilà en substance ce qu’on nous oppose alors que nous avons voulu simplement, avec des mots délicatement choisis, décidé d’exprimer nos idées, notre vision pour un PDCI-RDA rassemblé, réconcilié, fraternel, tolérant, ouvert et surtout démocratique dans le droit fil des orientations stratégiques définies par le Président de notre parti, le Président Henri Konan Bédié.

Chers militants, chers militantes du PDCI-RDA, je me sens obligé de me plier à cet exercice pédagogique pour rappeler, expliquer et repréciser les motivations réelles et profondes ainsi que les objectifs de notre mouvement ''SUR LES TRACES D’HOUPHOUET-BOIGNY'' qui suscite déjà un engagement populaire au-delà de nos espérances.

Le mouvement ''SUR LES TRACES D’HOUPHOUET-BOIGNY'' n’est pas un parti politique et n’a pas vocation à le devenir.

Il se veut le creuset du rassemblement des militants du PDCI-RDA soucieux de pérenniser l’œuvre du père-fondateur en agissant en toute lucidité et en toute objectivité pour consolider la cohésion si chèrement acquise entre les héritiers politiques du Président Félix Houphouët-Boigny.

Avec cet instrument, nous ne souhaitons que faire la promotion de l’unité, de la tolérance, du dialogue, de la paix pour la stabilité de notre pays parce que la Côte d’Ivoire est notre bien commun le plus précieux.

Je voudrais inviter ceux qui nous attaquent et nous servent des menaces et des injures auxquelles nous ne répondrons pas, à lire et à relire notre allocution solennelle de présentation de notre mouvement afin de comprendre par eux-mêmes que la destruction du PDCI-RDA est aux antipodes de nos ambitions.

Nous traiter avec mépris n’est pas la solution, ce n’est pas le réflexe du bon militant du PDCI-RDA.

Je voudrais indiquer que je n’ai pas de comparses. Ceux qui ont décidé de militer dans ce mouvement méritent un peu plus de respect et de considération.

Des maires, des députés, des sénateurs, des présidents de conseils régionaux ont une légitimité établie, ce sont des personnalités de premier rang qu’on ne saurait traiter avec autant de mépris.

Il en va de même pour les membres du Gouvernement, ces hautes personnalités, et ces hommes d’Etat qui font la fierté du PDCI-RDA en servant notre pays avec professionnalisme, honneur et dévouement et ne peuvent en aucune façon être traitées de comparses. Cela heurte notre conscience.

Dans un parti politique comme le PDCI-RDA, ce n’est pas une méthode pour régler les problèmes. On ne peut pas continuer à vouer aux gémonies des personnalités tout simplement parce qu’elles ont une approche différente sur une problématique, une autre façon de voir les choses.

En réalité, ceux qui veulent casser le PDCI-RDA. Ce sont ceux-là qui s’opposent vaille que vaille au dialogue et à la concertation.

''SUR LES TRACES D’HOUPHOUET-BOIGNY'' n’est en effet pas une affaire privée du Ministre Kobenan Kouassi Adjoumani. Ceux qui ont adhéré au mouvement l’ont fait de façon délibérée et assument leur choix. Lors de la cérémonie prochaine de lancement officiel du mouvement, tout le monde pourra cerner l’ampleur réelle de l’adhésion des cadres, élus, responsables politiques et personnalités du PDCI-RDA à la cause que nous défendons.

Le PDCI-RDA au sein duquel j’ai milité depuis ma tendre jeunesse ne s’est jamais opposé au rassemblement et à l’unité des enfants de ce pays. Je n’ai jamais vu le Président Houphouët-Boigny, notre référant politique absolu, se dresser contre une entreprise de rassemblement ou de promotion de la cohésion entre ses enfants.

Quel est le péché que nous avons commis ? Notre mouvement est-il l’unique mouvement qui existe à l’intérieur du PDCI-RDA ?

Que dire du Cercle National Bédié (CNB) d’hier ? Du Réseau des Cadres PDCI ? De PDCI Notre Héritage ? De Bédié Pour Tous, Tous Pour Bédié ?

Tous ces mouvements existent et ne posent problème à personne. Est-ce parce qu’ils défendent tous la cause de l’isolement, de l’enfermement politique du PDCI-RDA et que nous, nous prônons l’ouverture et le renforcement des liens au sein du parti unifié RHDP ?

Je voudrais pour finir inviter les uns et les autres à jouer balle à terre, à éviter les attaques gratuites et à renouer avec les débats d’idées, à renoncer aux débats et aux combats fratricides.

Allons sur le terrain et parlons avec nos militants de base, expliquons leurs nos projets, notre vision.

Car, il a été toujours soutenu à l’encontre du projet du parti unifié l’argument selon lequel nos militants de base ne seraient pas prêts pour franchir ce pas ultime conformément au vœu de nos chefs.

Le mouvement ''SUR LES TRACES D’HOUPHOUET-BOIGNY'' est une réelle opportunité qui s’offre à nous pour démontrer à la face du monde tout le contraire.

Pour le mouvement

« SUR LES TRACES D’HOUPHOUET-BOIGNY »

KOBENAN KOUASSI ADJOUMANI

Linfodrome

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