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jeudi 15 novembre 2018
lhorizoninfo.com/photos/DR

Crimes de la France / la Fusillade de Dimbokro (Côte d’Ivoire)

Le dossier « Crimes de la France » montre aujourd’hui un échantillon de l’action inamicale de la France en Côte d’Ivoire.  La ville de Dimbokro (centre) en est le théâtre des opérations et cela s’est réalisé le 30 janvier 1950.

 

 «  A  la  Libération  se  forme  en  Afrique  Occidentale  Française  (AOF),  le  18  octobre  1946,  le  Rassem-

blement Démocratique Africain (RDA) avec à sa tête Félix Houphouët-Boigny, député de Côte d’Ivoire. Allié,  au  Palais  Bourbon,  avec  les  communistes,  il  déclare  à  son  congrès  de  Treichville  de  janvier  1949, lutter  contre  « l’oppression  coloniale  » et  affirme  sa  solidarité  avec  le  Vietminh  et  le  peuple  malgache. L’administration coloniale avec à sa tête le gouverneur Péchoux (SFIO), suscite des d´emissions du RDA et  crée  d’autres  partis  avec  des  dissidents.  Des  incidents  ´eclatent  entre  ces  partis  et  le  RDA.  C’est  le prétexte  pour  mettre  de  nombreux  dirigeants  du  PDCI  (Parti  d´emocratique  de  Côte  d’Ivoire,  section du  RDA)  en  prison.  Plusieurs  manifestations  demandent  leur  libération.  Le  PDCI  lance  une  grève  des achats des produits importés et défend les prix légaux payés aux producteurs africains de café et de cacao. Sous prétexte  de défendre la liberté  du commerce,  les  administrateurs coloniaux font  intervenir l’armée

A Bouaflé le 21 janvier (3 morts), à Dimbokro le 30 janvier (14 morts, 50 blessés), à Séguéla le 2 février (3 morts) et tentent le 27 janvier d’arrêter Houphouët. A  Dimbokro, le commandant de cercle fait tirer sur la foule qui manifeste devant sa résidence. Il apparaît que, en dehors des forces de l’ordre, des civils européens ont tiré. Les réunions du RDA sont interdites par Paris qui voit dans ses événements la main de  Moscou.  Une  commission  d’enquête  parlementaire,  la  commission  Damas,  rédige  un  rapport  qui  ne sera jamais présenté par suite d’un désaccord entre commissaires. Ce rapport révèle une manipulation : le RDA n’a pas préparé de soulèvement, mais c’est Paris qui a organisé sa destruction. Le précédent gouverneur, Orselli, y déclare que le ministre de la France d’Outre-Mer l’a envoyé là-bas « pour  supprimer le  RDA », il ajoute qu’un forestier, Lagarosse, très écouté à Paris avait déclaré : « La  situation  ne  peut s’arranger  ici  qu’avec  10  000  morts.  » Cependant,  quelques  mois  après,  la  direction  du  RDA  négociait avec René Pleven, le président du Conseil et François Mitterrand, ministre de la France d’Outre Mer. Les propos tenus au colloque sur son père, Marc Bloch à Strasbourg le 19 novembre 1994 RDA se détache des communistes, et s’allie avec l’UDSR, le parti de Mitterrand. Toutes les sections du RDA suivront, excepté au Cameroun. »

 Jacques Morel

(Les crimes de la France contre l’humanité en Afrique, 14 avril 2005)


 

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